Les décisions prises par le ministère du Commerce relatives à plafonner les prix des produits de large consommation n’ont pas été respectées, puisque les prix affichés à la veille du Ramadhan dépassent le plafonnement, voire même excessivement. Partout dans les marchés de la wilaya, les prix des produits affichés sur les étals connaissent une hausse vertigineuse, a-t-on constaté et selon les échos qui nous sont parvenus. Certains produits qui étaient cédés moins chers, il y a seulement quelques jours, sont marqués par une hausse importante. C’est sans surprise que les citoyens de Boumerdès ont déploré cette flambée vertigineuse des prix des fruits et légumes qui se reproduit chaque début de carême. La virée dans les lieux de négoce nous a permis de constater une hausse exagérée. A titre illustratif, la courgette qui était cédée à 60 DA est fixée à 100 DA, la tomate est passée de 80 à 160 DA, la salade de 60 DA à 100 DA, la carotte de 40 DA à 70 DA, et même la pomme de terre, qui est pourtant largement disponible ces derniers temps, a connu une hausse pour être cédée à 50 et 55 DA. Les viandes blanches et rouges n’ont pas dérogé à la règle, a-t-on relevé. « Nous assistons impuissants à cette hausse vertigineuse des prix à chaque début de Ramadhan et les autorités ne font rien pour normaliser le marché », se plaint Saïd un père de quatre enfants rencontré au marché de Boudouaou. Sofiane, un retraité, dira qu’il est contraint de réduire de moitié la quantité des produits à acheter pour essayer de joindre les deux bouts. Malgré la disponibilité des produits de large consommation, les prix flambent. Les fruits de saison n’y échappent pas, pour ne citer que la pastèque, le melon et la fraise qui sont inaccessibles aux petites bourses. Ainsi la pastèque est cédée à 120 DA le kg, le melon à 200 DA le kg et la fraise à 200 DA alors qu’il y a quelques jours seulement les prix étaient beaucoup plus bas. Nombreux sont les commerçants véreux qui ne ratent pas cette occasion pour s’enrichir en défiant toutes les règles de la commercialité devant l’absence de l’autorité pour réguler le commerce. C’est aussi l’occasion pour la prolifération du commerce informel ou de nombreux citoyens profitent de ce mois pour s’adonner à ce négoce pour réduire un tant soit peu les difficultés découlant de la dégradation effrénée du pouvoir d’achat.n