La Fédération algérienne de basket-ball (FABB) a pris des décisions «exceptionnelles» pour permettre le redémarrage du championnat masculin, à l’arrêt depuis deux mois en raison notamment de la grève des arbitres, a annoncé l’instance fédérale.
Si les compétitions ont repris le 1er mai avec le déroulement de quelques matchs des 1/8 de finale de Coupe d’Algérie, le championnat de D1 est toujours suspendu (13 journées n’ont pas été jouées) et il a fallu une réunion avec les pensionnaires de la Nationale 1 pour débloquer la situation.
Le bureau fédéral de la FABB a décidé ainsi la qualification des quatre meilleures équipes (WO Boufarik 1er, NA Husseïn-Dey 2e, GS Pétroliers 3e et NB Staouéli 4e) pour disputer des demi-finales (un seul match) puis une finale sur terrain neutre, afin de décerner le titre de champion d’Algérie. La FABB tient à préciser que «la majorité des clubs ont souhaité ne pas participer à la suite des compétitions» vu leur «situation financière difficile», d’où la décision de continuer le championnat avec les quatre premiers. Pour l’USM Alger, l’USM Blida et le CRB Dar El-Beïda, respectivement 6e, 7e et 10e à l’issue de la 17e journée (la dernière jouée) et qui ont préféré poursuivre la compétition, ils disputeront des matchs de classement en aller simple sur terrain neutre, ajoute la même source qui rappelle «l’indisponibilité des salles à compter du mois de juin 2019» pour cause de campagne électorale. Concernant le bas du tableau, le bureau fédéral a décidé de geler la relégation pour les équipes classées 15e et 16e, lesquelles joueront donc en Nationale 1 lors de la saison 2019-2020. Pour l’accession, il a été décidé de faire monter les équipes classées 1ère et 2e de chaque groupe du deuxième palier vers la D1 au terme de l’actuel exercice. La FABB insiste, dans son communiqué publié dimanche, que ces décisions viennent «dans une conjoncture exceptionnelle» et que son but est de clôturer la saison sportive 2018-2019 «dans les meilleurs délais».

Zone de turbulences
Le basket-ball algérien traverse des zones de turbulences cette saison avec, comme première conséquence, le début tardif des compétitions en raison de la crise financière que traversent la majorité des clubs. Même le corps arbitral n’a pas échappé à cette conjoncture, ce qui l’a poussé à entamer le 2 mars un mouvement de contestation qu’il n’a suspendu que mercredi dernier pour exiger le paiement de ses indemnités de la saison 2018-2019. Ce mouvement de grève a conduit au rejet des bilans moral et financier de l’ancien bureau exécutif de la FABB présidé par Ali Slimani. Un rejet qui a provoqué son départ et son remplacement par Rabah Bouarifi lors de l’assemblée générale élective organisée le 20 avril dernier, pour le reste du mandat olympique 2017-2020.
Bouarifi, dont le bilan moral avait été rejeté à la fin de son mandat en 2017, était sous le coup d’une décision d’inégibilité du ministère de la Jeunesse et des Sports sous El Hadi Ould Ali.
Afin de pouvoir être élu à la tête de la FABB, Bouarifi a été réhabilité par les membres de l’assemblée générale, réunis le 13 mars en session extraordinaire, profitant notamment de la décision du nouveau ministre Raouf Salim Bernaoui de rétablir dans leurs droits les personnes «injustement» écartées par l’administration.
Dès son élection, Bouarifi avait déclaré à l’APS que «la priorité est de sauver la saison en cours avec la reprise des compétitions nationales et le règlement du litige avec les arbitres», annonçant à cette occasion une réunion avec les présidents de club, qui s’est finalement tenue le 23 avril, pour trouver une «solution adéquate».