Une journée d’étude consacrée au rôle de la vitamine D dans la prévention contre certaines maladies chroniques, ayant pour thème «vitamine D : actualité et recommandations», a eu lieu, jeudi dernier, au niveau de bloc pédagogique du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Nedir-Mohamed de
Tizi Ouzou.

Les médecins spécialistes et les pharmaciens présents à la rencontre ont affirmé à l’unanimité le rôle préventif de la vitamine D dans la lutte contre certaines maladies, notamment le diabète type 2. Se référant à de très nombreuses données épidémiologiques et expérimentales, les spécialistes ont mis en avant le rôle de la vitamine D dans la prévention de nombreuses affections (cancers et maladies auto-immunes, évènements cardiovasculaires et hypertension, sarcopénie du sujet âgé…). Le Dr. Dalila Dahmani, médecin spécialiste au CHU de Tizi-Ouzou, a dans ce cadre mis en garde les personnes ayant une carence en vitamine D, affirmant qu’elles ont plus de risques de développer un diabète, sachant que son déficit est fréquent chez le diabétique de type 2. «Pour les personnes qui ont un risque d’être diabétique, que ce soit par le gêne héréditaire ou la présence de plusieurs facteurs, comme l’obésité, elles ont un déficit en vitamine D. De ce fait, le médecin traitant de cette personne devra intervenir pour retarder ce risque», a-t-elle insisté. Tandis que les personnes qui sont déjà diabétiques, le statut vitaminique n’aura aucun effet épidémiologique sur le malade, a-t-elle expliqué. A cet effet, la même spécialiste a mis l’accent sur le rôle déterminant de la vitaamine D dans le corps.
Les recommandations des spécialistes
En revanche, elle est revenue point par point sur les effets métaboliques de la supplémentation en vitamine D qui sont encore controversés. Dans le même ordre d’idées, elle a averti sur le surdosage de la vitamine D dans le corps qui, d’après elle, ne portera aucun préjudice sur la santé de l’être humain, mais pourra porter des effets secondaires et des contre-indications. «Aujourd’hui, tout le monde se rabat sur ces fortifiants en vitamine D disponibles au niveau des pharmacies. Alors qu’elle se fait uniquement sous prescription médicale pour être bénéfique. Seul le médecin est habilité à savoir si son patient est dans le besoin de cette vitamine ou non», a-t-elle dit. Dans un autre volet, la même spécialiste a dénoncé la rupture de stock de la vitamine D au niveau des laboratoires des établissements de santé de la wilaya. Pour étayer ses propos, elle a indiqué qu’en deux mois, ils ont consommé deux coffrets, soit une équivalence de 500 tests de vitamine. Pour cela, elle a plaidé à ce que la prescription de cette de la vitamine D se fasse sous ordonnance médicale. Par ailleurs, les médecins ayant pris part à cette journée d’information ont exprimé leur déception quant à la régression des connaissances sur la vitamine D ces dernières années, puisque, d’après eux, cette vitamine ne peut plus être considérée comme uniquement nécessaire à la prévention du rachitisme/ostéomalacie. « Dans le passé, la variabilité était rapportée dans la capacité des tests immunologiques automatisés pour mesurer avec précision les concentrations sériques de 25 (OH) D2. L’affinité pour le 25 (OH) D2 et d’autres métabolites de la vitamine D a été trouvée différée entre les tests qui auraient sur-estimé ou sous-estimé les concentrations de 25 (OH) D2 », ont-ils expliqué. Pour cela, ils ont plaidé de multiplier les recherches épidémiologiques pour développer les connaissances de la vitamine D qui est vitale pour le corps humain. n