Le 3e Salon des musées, qui se tient au sein du palais de la culture Abdelkrim-Dali dans le cadre de la célébration du Mois du patrimoine, abrite, entre autres, un stand de la Gendarmerie nationale animé par la cellule chargée de la protection du patrimoine culturel auprès du Gtgnt. A ce titre, il a été enregistré durant l’exercice 2018, 15 affaires d’atteinte au patrimoine culturel dont 4 liées au trafic de vestiges (76 échantillons), 4 atteintes aux sites classés (protégés) ainsi que 4 découvertes archéologiques (armes, boulet de catapulte, grottes à Bouhenak). Six personnes ont été interpellées dans ce cadre dont une placée sous contrôle judiciaire et 5 à comparaître par citations directes. Le bilan des activités de ladite cellule s’est également illustré par 80 sorties sur le terrain, la participation à 9 journées d’étude, 14 campagnes de sensibilisation, 41 actions en matière de coordination et collaboration avec la direction de la Culture, la circonscription archéologique et l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés ainsi que 76 investigations, selon le sous-officier Tayeb Belacel. En septembre 2007, les gendarmes ont mis en échec une opération de vente (pour 10 000 DA), à Tlemcen, d’une statue datant de l’époque romaine et représentant la reine égyptienne Néfertiti. Dans le courant de la première moitié du mois de mars 2014, ladite cellule de la gendarmerie de Tlemcen a alerté l’OGBC sur la découverte d’un site archéologique signalé par un citoyen natif de la région de Sidi-Medjahed, dans la daïra de Beni-Boussaïd, dont les structures en pierre dateraient de la période tardive de l’époque romaine
(Ve- VIe siècles). D’après une enquête de la Gendarmerie nationale, effectuée en 2016, on compte des constructions illicites à l’intérieur de cinq sites historiques classés au titre du patrimoine protégé dans le cadre de la convention de l’Unesco dont l’ancien palais de Mansourah et des zaouias. L’année 2012 a connu un sinistre bilan, selon un rapport de la Gendarmerie nationale. Ainsi, ses services, en collaboration avec les cellules régionales de lutte contre les atteintes aux biens culturels de Souk-Ahras, de Tipasa et d’Oran, ont traité 25 affaires qui ont conduit à l’arrestation de 43 personnes et la saisie de 495 pièces archéologiques. Plus de 7 111 pièces archéologiques ont été saisies depuis 2006 lors des opérations menées par les unités de la GN détaillant le rapport, on relève que durant l’année 2007, plus de 917 pièces archéologiques ont été saisies, alors qu’en 2008, plus de 1 489 pièces archéologiques ont été saisies. Durant la période entre 2009 et 2010, les différentes cellules de la GN ont réussi à récupérer 916 pièces archéologiques en collaboration avec les unités territoriales et ce, lors des 56 missions d’appui technique aux unités qui ont, par ailleurs, découvert 42 sites archéologiques. Au total, ces unités ont récupéré, depuis 2000, plus de 10 455 pièces archéologiques, en traitant 109 affaires en collaboration avec les cellules régionales de lutte contre les atteintes au patrimoine culturel. Lesdites pièces archéologiques ont été remises aux différentes directions de culture et musées à travers le territoire national.