Hier de bon matin, des dizaines d’habitants de la commune Amarna relevant de la daïra de Sidi Lahcen distante du chef-lieu de Sidi Bel Abbès d’une dizaine de kilomètres, ont fermé le siège de leur APC interdisant à tous ses élus et fonctionnaires d’y accéder. Selon les protestataires, les responsables de la commission sociale n’ont pas respecté la règle de l’octroi de la subvention et ont exclu des handicapés et des personnes sans revenu ou à revenu maigre.
Les protestataires ont exigé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour dévoiler le tripatouillage et rendre à qui de droit leur argent.
Les exclus, se sentant lésés, dans leur droit à cette aide financière de 6000 DA, et parce qu’ils n’ont pas trouvé à qui s’adresser pour connaitre les raisons de leur exclusion, ont bloqué toutes les issues de leur APC et paralysé la totalité de ses services.
Les nécessiteux tenaient à cette aide financière pour couvrir un tant soit peu les grandes dépenses du mois de ramadan, ont-ils déploré.
Les contestataires, qui dénoncent haut et fort cette injustice, sont décidés à ne quitter les lieux qu’à l’intervention des autorités locales pour l’ouverture d’une enquête.
Joint par téléphone, le président de l’assemblée populaire communale d’Amara a démenti tous les propos rapportés par les contestataires, précisant que la commission sociale avait retenu 1100 personnes éligibles dont 568 citoyens qui travaillent dans le cadre du filet social et ceux bénéficiaires des pensions dans le cadre de la direction de l’action sociale, tandis que les agriculteurs, les propriétaires des véhicules et les fonctionnaires dont le salaire dépasse le SMIG ont été exclus. Pour l’opération de solidarité, l’APC a débloqué 300 millions de centimes de son budget et obtenu une somme de 360 millions de la wilaya, a-t-il révélé.
Le maire nous a révélé que parmi les contestataires, un salarié qui encaisse 28 000 DA et un taxieur aisé et d’autres citoyens qui n’ont aucun droit à la pension de solidarité du
ramadhan. N. B.