Le secrétaire général du Mouvement El Islah, Filali Ghouini, a proposé, hier, la tenue d’une conférence de dialogue nationale avant le 15 mai afin de dégager de «véritables solutions» pour sortir de la crise politique que traverse actuellement le pays.
S’exprimant lors de la tenue de la cinquième session ordinaire du bureau national du parti, M. Ghouini a également proposé qu’elle se déroule sous l’auspice de trois parties, à savoir «un représentant de la présidence de la République, l’institution militaire et une personnalité nationale neutre», a-t-il précisé. Ces trois «acteurs» devront travailler ensemble pour «préparer le dialogue, le superviser et appliquer les recommandations qui en découleront», a-t-il ajouté soulignant aussi la nécessité d’une telle démarche qui, a-t-il insisté, «rassemblera les différents acteurs de la scène politique afin de réaliser un large consensus national autour de solutions constitutionnelles et politiques à la fois». Lequel consensus «permettrait d’établir une feuille de route pour aller à une élection présidentielle dans les plus brefs délais, avec une large participation populaire», a-t-il expliqué.
A la question de Reporters de savoir si la date du 15 mai n’est pas trop proche pour permettre d’organiser une conférence nationale, Filali Ghouini expliquera qu’il s’agit «d’une proposition» et que «même si cette conférence est organisée à la fin du mois de mai, ce sera une date raisonnable». «Notre proposition converge avec l’esprit des dernières déclarations du chef d’état-major de l’Armée nationale populaire qui fait état de l’importance du dialogue tout en se basant sur des solutions constitutionnelles», tiendra à souligner notre interlocuteur.
Pour rappel, le chef de l’Etat par intérim Abdelkader Bensalah avait procédé récemment à une série de concertations avec des personnalités nationales et des chefs de parti politique en vue de régler la crise politique actuelle. La présidence de la République avait, dans la même logique, organisé une conférence de consultations pour la préparation et l’organisation de l’élection présidentielle du 4 juillet. Une initiative qui, il faut le rappeler, a été un échec total suite au refus des acteurs conviés à y participer. Lors de son intervention, hier, le secrétaire général du Mouvement El Islah a, également, abordé la situation sociale du citoyen algérien, plaidant pour sa prise en charge «réelle et rapide à travers des dispositions qui permettront de corriger les injustices sociales et de passer l’étape actuelle avec souplesse».