Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Raouf Bernaoui, ne veut en aucun cas remettre en cause l’élection de l’actuel président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, après les déclarations de deux ex-responsables lors de l’AG élective de mars 2017.

Le nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports vient de confirmer qu’il ne changera rien à la situation en déclarant, hier, que «la page de cette question de légal ou illégale est tournée … ». D’ailleurs, il est important de rappeler que la veille de la dernière AG ordinaire de la FAF pour la présentation des bilans moral et financier de l’instance fédérale dirigée par Kheiredine Zetchi, le ministre de la Jeunesse et des Sports a reconnu l’ingérence du ministère dans les affaires des Fédérations, mais sans, toutefois, remettre en cause ces élections effectuées sous pression de la tutelle. «La tutelle n’intervient plus dans les affaires internes des Fédérations. Elle veille juste au respect de la loi et à l’application des règlements, comme nous projetons de le faire avec les Fédérations de cyclisme et de boxe», a-t-il assuré dans une déclaration à l’APS, le 29 avril dernier. Bernaoui a insisté au passage sur «la nécessité de mettre les sentiments et les rapports affectifs de côté» pour pouvoir faire du bon travail, sans parti pris ni complaisance. Plus explicite, il indique que «par le passé, il y avait une certaine ingérence de la tutelle dans les affaires internes des Fédérations et si certaines personnes ont omis d’en parler, c’est parce que cette situation arrangeait bien leurs affaires», a souligné Bernaoui, assurant que «ces agissement appartiennent désormais au passé» et qu’à l’avenir «le travail des Fédérations se fera dans le respect des lois».
Raouraoua confirme l’ingérence de
la tutelle
Et il se trouve que l’ex-président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, a bien confirmer à l’issue de l’AGO de la Faf que le Bureau fédéral « avait été illégalement élu en 2017. Nous savons tous que l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports El-Hadi Ould Ali, avec ce qu’on appelle aujourd’hui « Al-3issaba » ont imposé un BF ici dans cette FAF, sans pour autant qu’on puisse faire dérouler cette AG conformément aux statuts. L’ancien président de la commission électorale Ali Baâmar et le membre de la commission des candidatures Mohamed Zerouati se sont déjà exprimés à ce sujet », a-t-il notamment déclaré. Et pas plus tard qu’hier, la réponse « indirecte » du ministre actuel est très claire. S’exprimant au sujet de la récente AG de la Fédération dans une déclaration à la presse, le premier responsable du sport algérien a déclaré : « Les membres de l’Assemblée générale de la FAF ont pris leurs responsabilités. Je respecte leur décision prise à la majorité. Nous devons respecter le choix des urnes. ». Et au ministre d’ajouter : «  Je pense que nous avons tourné la page de cette question de légal ou illégale (Bureau fédéral, NDLR). Le moment est venu d’être responsable ». n