Ne disposant pas d’un dossier médical appuyant leur candidature à des interventions congénitales adéquates, cinq malades ont été recalés de la liste des bénéficiaires d’opérations chirurgicales qui devaient être effectuées durant la période du 28 avril au 4 mai aux EPH de Bordj et Ras El Oued par une équipe médicale algéro-française du CHU de Nancy et du Centre hospitalier de Valence. « Impossible d’engager une quelconque intervention sans un dossier médical à l’appui, préalablement établi. Du coup, les cinq cas ont été reportés pour la prochaine mission prévue au mois d’octobre », apprend-on de source hospitalière. Une déception qui a laissé un goût amer chez ces patients en attente depuis longtemps de cette chance d’être pris en charge par une équipe compétente. Une équipe affiliée à l’Association santé, humanisme, innovation franco-algérienne (Ashifa) composée d’un binôme (un chirurgien et un anesthésiste) et d’un coordinateur, ainsi que d’un dispositif médical et paramédical sur place pour effectuer huit interventions chirurgicales complexes sur des malformations congénitales liées aux parties génitales.
« C’est la troisième mission que mène notre équipe, avec 90% de succès, et quelques complications postopératoires que nous parvenons à régler. Toutefois, il est important de noter que le nombre de patients souffrant de ces malformations est de plus en plus croissant. D’ailleurs, nous avons 25 nouveaux patients que nous allons programmer pour la mission d’octobre prochain. Ce qu’il faut retenir, en outre, c’est qu’une intervention dure au minimum entre 6 et 7 heures, parfois plus, comme pour le cas d’un adolescent qui a duré 13 heures », nous dit docteur Belmouhoub.
M. A.