De Ghardaïa O. Yazid
Invitée par les vétérans des anciennes équipes de Ghardaïa, qui ont constitué une équipe qui rencontre régulièrement d’autres équipes de vétérans de diverses régions du pays, la fabuleuse équipe des années quatre-vingt de l’USM Bel Abbès, emmenée par ses légendaires et inusables vieilles gloires dont Yahia Benchohra, le libéro de charme, Ould Brahim, le virevoltant ailier droit, Mohamed Bouhend, le clairvoyant et stratège milieu offensif, Baghdaoui Noureddine, le gardien volant mais surtout par son mythique avant-centre Abdeslem Abou, qui est entré dans l’histoire après avoir inscrit un but d’anthologie un certain soir de janvier 1986, dans les filets du gardien du célèbre club hollandais PSV Eindhoven lors d’un match amical disputé au stade du 24 février 1956 de Sidi Bel Abbès. Il avait alors permis à son équipe, constituée d’amateurs, de tenir la dragée haute à cette grande équipe de professionnels qui comptait dans ses rangs, entre autres, le défenseur central Ronald Kœman et le capitaine défenseur Éric Gerets, et de revenir au score en inscrivant le but de l’égalisation et de finir le match sur le score très honorant d’un but partout. Vêtus d’une superbe tenue rouge, rayée d’une large bande blanche en diagonale, maillot semblable à celui de l’équipe du Pérou des années 80 qui, pour rappel, avait elle aussi donnée la réplique à notre équipe nationale le 25 avril 1982 au stade du 5 Juillet à Alger, lors d’un match de préparation à la coupe du monde 1982 en Espagne, et dont le score a été aussi d’un but partout, grâce au but égalisateur de Rabah Madjer à la 89e minute alors que notre équipe nationale, alors dirigée par Rachid Makhloufi, Mahieddine Khalef et Abdelhamid Zouba, était menée depuis la 34e minute suite au but de Cesar Cueto, l’équipe de la Mekerra, qui avait une singulière particularité d’avoir dans ses rangs tous ses joueurs natifs de la belle bourgade de Sfisef, ex Mercier-Lacombe, avait en face d’elle une équipe vêtue de beaux maillots blancs flanqués de damiers noirs et jaunes. Les nostalgiques des années de gloire de la grande USMBA de la belle époque ont eu à revoir à l’œuvre les vieilles gloires dont les qualités techniques, malgré le poids de l’âge, sont restées intactes. Le public qui s’est déplacé au bien nommé stade de la fraternité, en plein centre-ville de Ghardaïa, par une journée ensoleillée, a vibré au diapason des prouesses techniques des artistes qui se sont dépensés au grand bonheur des présents.
Les inimitables petits ponts et feintes de corps de Abdeslam, les légendaires chevauchées le long de ligne de touche sur le côté droit d’Ould Brahim, associées à la clairvoyance du stratège Mohamed Bouhend ont soulevé à maintes reprises les applaudissements du public venu nombreux admirer les artistes, conscients des moments privilégiés qu’ils étaient en train de vivre. Gratifié d’un spectacle fabuleux, avec, à la clé, cinq splendides buts dont trois pour Ghardaïa et deux pour l’USMBA, le public a longtemps applaudi la fin du match par une standing ovation à laquelle les artistes ont répondu par des gestes d’amitié et de fraternité. Pour la petite histoire, ce match gala est un match amical retour après celui disputé à Sidi Bel Abbès, lors duquel l’équipe locale avait battu celle de Ghardaïa par 5 buts à 2. Les vétérans de Ghardaïa ont alors rendu la politesse à leurs hôtes en les battant à leur tour par 3 buts à 2.