Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, a exhorté, jeudi à Alger, les acteurs du football algérien « d’arrêter de diviser la famille du football national », pour « le bien de la discipline ». « On doit arrêter de diviser la famille du football, on est tous dans le même bateau. Nous sommes tous concernés, président, membres du bureau fédéral, présidents de clubs et ligues, notre seul intérêt, est de restructurer le football algérien », a déclaré Zetchi lors d’un point de presse, à l’issue du déroulement l’assemblée générale de la FAF au Centre technique national de Sidi-Moussa (Alger). Sur les 107 membres qui composent l’AG de la FAF, 91 étaient présents aux travaux de l’AGO qui se sont déroulés à huis clos. Les bilans moral et financiers ainsi que le projet de création des ligues Sud-Est et sud-Ouest, ont été adoptés à la « majorité absolue ». Les présents ont également adopté le budget prévisionnel de 2019 à l’»unanimité». « Je suis heureux du bon déroulement des travaux et je tiens à remercier et à féliciter les membres de l’AGO sans exception, d’avoir adopté à la majorité absolue les bilans moral et financier 2018. Il faut qu’ils sachent que ces bilans ne sont pas les nôtres uniquement mais ils leur appartiennent aussi car ils sont membres de cette AG », a dit le président de l’instance fédérale. Et de rajouter: « Certes, il y avait quelques-uns qui voulaient perturber les travaux de l’AGO mais les membres ont fait preuve de maturité et beaucoup de sens de responsabilité. » Par ailleurs, Zetchi a tenu à défendre avec force son projet de centres techniques fédéraux par rapport à celui de l’hôtel de la FAF, initié par l’ancien président de la FAF Mohamed Raouraoua. « Je pense que la priorité pour la Fédération algérienne est de construire des centres de formation qui sont directement liés au statut de la FAF et non l’investissement dans les hôtels. Le projet des centres fédéraux a été soumis aux membres l’AG qui l’ont adopté après mille réflexions. Des personnes déclarent que l’hôtel va rentabiliser 40 milliards de centimes mais malheureusement ces gens oublient la phase de remboursement. » Des centres techniques fédéraux et régionaux seront implantés dans différentes wilayas (Tlemcen, Saïda, El-Tarf et Batna) et seront « un réservoir » pour le football algérien selon le boss de la FAF.

« Le Bureau fédéral actuel a été illégalement élu »
Pour sa part, l’ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, a estimé que l’actuel Bureau fédéral, présidé par Kheirddine Zetchi, a été illégalement élu en 2017. « Nous savons tous que le Ministre de la jeunesse et des sports de l’époque (El-hadi Ould Ali, ndlr), a imposé un Bureau fédéral sans pour autant qu’on puisse faire dérouler l’Assemblée générale conformément à nos statuts. C’est un bureau fédéral qui a été illégalement élu. La preuve, M. Zerouati (président de la JS Saouara, ndlr) qui était membre de la commission électorale a fait une déclaration à ce sujet par la suite. Il reste M. Hemmar (président de l’ES Sétif, ndlr) qui devrait parler lui aussi car on lui a imposé de présider la commission électorale et ce n’était pas normal », a expliqué Raouraoua, à l’issue du déroulement l’Assemblée générale de la FAF. « Aujourd’hui, il y a des membres du Bureau fédéral qui ont démissionné, c’est quoi les raisons de cette fuite à votre avis ? Par la suite, on les remplace par d’autres noms sans passer par l’Assemblée générale. Il fallait avoir dans l’ordre du jour de l’AG le remplacement des démissionnaires et les membres auraient adopté », a expliqué Raouaroua. D’autre part, Raouraoua a critiqué le nouveau contrat signé par la Fédération algérienne de football avec l’équipementier Adidas. « Le contrat de Adidas est complètement faux et je peux vous montrer une confirmation du directeur de cette marque, qui dit que la FAF n’a pas signé avec la maison mère mais avec un revendeur dans un endroit en France et qui aurait proposé un million neuf cent mille euros », a encore détaillé l’ancien président. Et d’enchaîner: « Il est impossible que la FAF ait signé un contrat de 1,9 millions d’euros avec Adidas alors que l’Egypte avec ses 100 millions d’habitants n’a pas de contrat dépassant le million d’euros. Le contrat de 700 000 € que j’avais laissé avec Adidas couvrait largement les équipes nationales et servait à équiper également les sélections miliaire, la police ou encore la fédération de Handball ». Interrogé sur le comportement de la FAF avec les journalistes présents qui ont été priés de quitter le chapiteau installé à l’occasion avant le début des débats, Raouraoua a affirmé que ce choix était pour des raisons qu’il ignore. « J’avais demandé qu’on autorise la presse d’assister aux travaux, mais malheureusement ils ont refusé l’accès pour des raisons que j’ignore, alors que les Assemblées générale de la FAF depuis 2001 étaient ouvertes et transparentes », a expliqué Raouraoua.