La célébration de la Journée internationale des travailleurs a coïncidé cette année avec un mouvement populaire historique fusionnant l’ensemble des catégories sociales.
Une déferlante intensive qui exprime une volonté manifeste de la société pour le changement. A l’instar de toutes les franges de la société, ce mouvement populaire revendique l’édification d’une Algérie nouvelle, où sera respectée la volonté du peuple souverain consacrant la justice sociale. Le travailleur étant souvent à l’avant-garde de tout processus révolutionnaire c’est cet acteur essentiel qui devrait accaparer l’intérêt.
Comme un éclaireur qui a pour tâche de garder la flamme incandescente pour illuminer la route vers la réussite.
Ce 1er Mai inédit a vu la contestation populaire pacifique se poursuivre, depuis plus de deux mois. Un mouvement qui continue à pousser, exigeant, toujours, de nouvelles règles du jeu en phase avec la volonté des Algériens.
La difficulté de la crise politique actuelle en mal de dénouement est atténuée par ce rafraîchissant élan émancipateur d’un système qui est arrivé à expiration. La revendication est éminemment affichée : la consécration d’une rupture définitive avec le système et ses symboles.
Une dynamique à laquelle se sont jointes toutes les catégories de la société, et à leur tête la classe ouvrière. Dire que les travailleurs sont une partie importante du mouvement populaire de contestation est une lapalissade. Ils en constituent l’essence même de la revendication. Il est évident que rien ne sera comme avant. Une Algérie nouvelle est incontestablement en construction. Laborieusement, mais le processus est comme engagé.
Les Algériens qui tendent vers un changement qualitatif pour l’Algérie de demain sont convaincus que la construction d’un système démocratique dépend des acquis arrachés par les catégories professionnelles. Et la mise en place d’un environnement avec le maximum de justice social. Pour les Algériens, il ne saurait y avoir d’Etat de droit sans les droits des travailleurs.