Le Parti Socialiste des Travailleurs (PST) a appelé hier, 1er mai, à l’édification d’un «mouvement ouvrier unitaire». «Oui, réapproprions l’UGTA et consolidons la CSA ! Mais construisons notre mouvement ouvrier unitaire et indépendant !», a précisé le parti dans son double appel, qu’il justifie par le fait que ses partisans militent aussi bien à l’intérieur de la Centrale syndicale qu’au sein des syndicats autonomes, notamment le CLA, qui est présent dans les luttes des syndicats de l’Education nationale.

«Le PST, dont les militants sont partie prenante et activent dans la mobilisation pour la réappropriation de l’UGTA par les travailleuses et les travailleurs, considère qu’il est indispensable de propulser cette dynamique au niveau de la base et d’expulser au plus vite les directions bureaucratiques et affairistes actuelles afin de rebâtir une UGTA démocratique, combative et indépendante». Le parti «dont les militants sont aussi partie prenante et active du combat des syndicats autonomes, à l’instar de nos défunts camarades Redouane Osmane et Idir Achour, dont on salue les mémoires à cette occasion, considère que l’avènement de la CSA est une avancée inestimable sur le chemin de l’impérative unité syndicale à laquelle nous réitérons notre engagement et notre attachement».
Selon cette formation de gauche, la vieille Centrale syndicale et la Confédération naissante des syndicats autonomes ont des «possibilités» qu’il s’agit de «promouvoir» pour construire «en une seule force de frappe les énergies combatives au niveau syndical». Le PST appelle aussi à s’atteler à la construction d’un mouvement ouvrier unitaire et indépendant pouvant réaliser un nouveau pôle politique et une convergence démocratique, anti-libérale et anti-impérialiste ! En ce qui concerne l’actualité politique, le PST réaffirme son attachement à une «Assemblée constituante souveraine représentative des aspirations des masses populaires». Il s’agit, selon le parti, de faire face «aux tentations de passage en force du pouvoir de fait actuel, incarné par le chef d’état-major de l’Armée, qui veut imposer sa présidentielle du 4 juillet prochain et assurer ainsi la continuité du système». Ainsi qu’aux «tentatives d’une prétendue opposition, souvent ultra-libérale et impatiente d’être cooptée pour offrir ses services au régime en place». Le PST rappelle qu’il milite pour un SNMG (SMIG) à 45 000 DA avec une «échelle mobile des salaires» et pour «la titularisation de tous les travailleurs en CDD».<