Un scandale a éclaté en fin de semaine au sein de l’APC de Mansourah (commune du Grand-Tlemcen). Une élue, qui occupe en l’occurrence le poste de vice-présidente de l’APC, chargée des affaires sociales, a été arrêtée par la police judiciaire dans le cadre d’une affaire de corruption. L’élue indélicate aurait concédé un hangar de 300 m2 à un individu qui lui a remis un pot-de-vin estimé à 120 millions de centimes. La fonctionnaire véreuse a été prise en flagrant délit de corruption du fait que le bénéficiaire en question, objet du chantage, avait avisé les services de police qui ont tendu une souricière à la vice-présidente de l’APC. A noter que le corrupteur a été relâché par le magistrat instructeur qui a, par contre, placé sous mandat de dépôt l’adjointe ripoux du P/APC. Par ailleurs, le wali de Tlemcen a menacé dernièrement de prison des élus locaux pour des faits de « mauvaise gestion et prévarication ». Les APC de Tlemcen et Chetouane (deux communes du Grand-Tlemcen) ainsi que Remchi, Hennaya,Maghnia, Ouled Mimoun et Sebdou, sont dans l’œil du cyclone. Il y a lieu de souligner que 13
P/APC sur les 53 que compte la wilaya de Tlemcen, ainsi que plusieurs élus communaux, sont poursuivis en justice. Selon un bilan officiel dressé en 2015 par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, 300
P/APC et 1 400 élus locaux à l’échelle nationale ont été poursuivis en justice dont 540 condamnés à différentes peines.E. H. T.