Des militants du mouvement «Action de gauche populaire» (AGP) qui existe depuis une année, ont manifesté hier à côté des syndicalistes de l’UGTA et de la Confédération de syndicats autonomes algériens (CSA). L’initiative des membres de l’AGP est double : fédérer les militants de gauche pour échapper aux pratiques «dictatoriales» au sein des formations politiques et organisations syndicales de même obédience, œuvrer à la convergence des forces syndicales. «Aujourd’hui, on est sorti pour participer à un 1er Mai unitaire des travailleurs, pour l’unité du mouvement syndical : UGTA CSA et syndicats autonomes», a expliqué un membre de l’AGP qui a expliqué que lui et ses camarades travaillent pour l’émergence d’une «gauche solide,
populaire et revendicative» en réponse à l’affaiblissement des forces du même courant politique, a-t-il souligné en regrettant dans la foulée le manque de concertation au sein de ces forces.
Dans une déclaration distribuée, l’AGP considère que les travailleurs sont «nostalgiques» d’une UGTA qui défend la classe ouvrière. Il estime que le pouvoir a fait de la Centrale syndicale «une caisse de résonnance» et une «officine où s’élabore les projets du patronat» en «défenseur attitré du système». Le mouvement appelle à la «réappropriation de la Centrale syndicale comme instrument pour l’autonomie et la démocratie syndicale».
A suivre.