Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, les enseignants ayant réussi le concours de recrutement pour les trois cycles de l’Education nationale et se trouvant toujours dans des listes d’attentes, ont tenu un sit-in devant la direction locale de l’éducation à Oran.

Cette action a été également suivie d’une marche vers le siège de la wilaya, plusieurs banderoles ont été affiché par les manifestants faisant état de leur droit au recrutement ainsi que leur refus de vivre une situation caractérisée par l’attente. Selon certains manifestants, Cette action de contestations est survenue suite au refus du recrutement des enseignants remplaçants dans les trois cycles de l’Education nationale. Cette contestation a été également organisée après qu’un nouveau concours de recrutement leur a été imposé, affirment –t- ils dans le même sillage. Les enseignants contestataires ont aussi demandé à la tutelle de «tenir ses promesses de recruter les enseignants se trouvant dans des listes d’attente et ayant déjà réussi le concours de recrutement et précipiter l’opération de convocation avant que le délai de ces listes d’attente n’expire d’où cette revendication aussi de prolonger la durée de ces listes jusqu’au 31 décembre prochain». Les mêmes enseignants contestataires ont manifesté leur refus de participer à un nouveau concours de recrutement jusqu’à ce que les listes d’attentes actuelles soient complètement consommées tout en demandant au nouveau ministre de l’Education nationale Abdelhakim Belabed d’envoyer des commissions d’enquête pour s’assurer de la bonne gestion du secteur de l’Education au niveau de la même wilaya notamment pour ce qui est de l’exploitation des postes de travail destinés aux enseignants se trouvant dans des listes d’attentes. Ils ont demandé aussi des garanties écrites pour les concernés de façon à ce qu’ils aient droits aux postes qui sont vacants et ceux qui le seront après la date du 30 juin prochain. Les enseignants contestataires ont affirmé aussi qu’ils sont en attente de leurs convocations depuis le mois de novembre dernier mais en vain.
Ils ont également critiqué ce qu’ils considèrent comme «Désintéressement du directeur locale de l’Education nationale » à l’égard de leur situation .Les mêmes enseignants contestataires ont menacé de déposer plainte et accentuer leur mouvement de contestation jusqu’à ce que leur problème soit réglé notamment du fait que beaucoup de postes de travail sont vacant après la mise en retraite de centaines d’enseignants ainsi que l’ouverture de dizaines d’établissements scolaires durant chaque rentrée.