S’étant de tout temps opposé à l’intrusion du militaire dans le politique, le Front des forces socialistes (FFS) a critiqué Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense, qui ne semble pas comprendre ou il ne veut pas admettre que le peuple algérien n’accorde aucun crédit et aucune confiance à ses discours hebdomadaires. A l’occasion du Premier Mai, le Front des forces socialistes (FFS), a émis un communiqué, où il salué la «Révolution exemplaire» qui a démontré l’attachement viscéral du peuple algérien à son pays, à son union dans la diversité et son rejet catégorique. Cependant, il a chargé le chef de l’état Major de l’Armée Gaïd Salah.
Dans le communiqué, le plus vieux parti d’opposition, indique que «le vice ministre n’a respecté que «son calendrier, qui consiste à s’adresser au peuple algérien en réponse à ses gigantesques démonstrations de rue». Mais à part cela, rien n’a été fait, selon le FFS, vu que «le vice -ministre de la Défense ne semble pas comprendre ou il ne veut pas admettre que le peuple algérien n’accorde aucun crédit et aucune confiance à ses discours hebdomadaires, à travers lesquels il passe son temps à promettre de préserver la révolte populaire de toute pression et de toute répression». Et d’ajouter que «parallèlement, l’autoproclamé par effraction, comme chef suprême et incontestable de la hiérarchie décisionnelle dans le pays, décide d’ouvrir des dossiers et d’en fermer d’autres». Pour le FFS, «il maintient un gouvernement illégitime et entretient des institutions factices, défiant toutes les revendications populaires, et remettant en cause, l’impérative urgence d’enclencher une véritable transition démocratique». Pis encore, l’état-major vient aujourd’hui de réitérer sa volonté opiniâtre, de maintenir advienne que pourra, une élection présidentielle, en transgressant encore une fois les limites constitutionnelles qui l’empêchent de s’interférer dans les affaires politiques du pays. Plus explicite, le parti explique que «sur le terrain, les Algériennes et les Algériens ont vite compris à leurs dépens, que l’immense dispositif sécuritaire déployé à travers le pays, était au contraire, instruit de réprimer les marches des étudiants, malmener les manifestants et pour empêcher des centaines de milliers de nos compatriotes de se rendre dans leur capitale pour marcher librement».
«L’instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins non avouées, constitue un abus de pouvoir assumé et revendiqué par le régime», a dénoncé le FFS, qui a considéré que «l’appareil judiciaire doit être libéré des injonctions supérieures et épargné des luttes et des représailles claniques.»
En effet, le FFS considère au premier lieu, que «les labyrinthes judiciaires auxquels nous sommes livrés, aujourd’hui, sur fond de représailles et de règlements de comptes entre clans du même régime, ne duperont plus personnes», avant d’ajouter que «en l’absence d’une véritable justice indépendante évoluant dans un état de droit, ces campagnes juridiques n’intéresseront que leurs acteurs.
Enfin, le FFS a appelé ses «militants, sympathisants et amis» à participer aux «marches pacifiques organisées à l’échelle nationale par les organisations socio-syndicales».<