A moins d’une semaine du mois de Ramadhan, l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (Ancaa) a assuré, mardi, lors d’une conférence de presse que tout est fin prêt pour éviter toute pénurie.

Son président, Tahar Boulenouar, a indiqué que durant ce mois plus de 100 tonnes de viandes rouges et blanches seront commercialisées, auxquelles s’ajoutent 12 millions de quintaux de fruits et légumes, ainsi que 150 millions de litres de boissons et de jus.
Des quantités, dira M. Boulenouar, qui suffiront à la demande souvent élevée du consommateur. S’exprimant en présence du responsable de la direction du commerce et des représentants des marchés de gros,
M. Boulenouar a indiqué que les prix référentiels décidés par le département du commerce « mettront fin aux spéculations observées les années précédentes durant ce mois ».

Plus précis, il indque que ces prix
seront de 60 dinars pour les oignons, entre 90 et 110 dinars pour la tomate et de 100 à 150 DA pour l’ail, la courgette sera cédée entre 65 et 80 DA, la carotte entre 45 et 60 DA.
Quant aux autres produits, M. Boulenouar annonce que la banane ne dépassera pas les 250 DA le kilo, et la viande rouge bovine congelée sera de 750 DA le kg.
Pour les viandes, M. Bekkai, du ministère du Commerce, avait précisé, avec plus de détails, que la quantité de viandes blanches devant être mise sur le marché local durant le mois de Ramadhan sera de 60 339 tonnes contre 56 032 tonnes de viandes rouges locales, outre 47 500 tonnes de viandes bovines congelées importées et 22 120 tonnes de viandes bovines fraîches (importées également). Ces quantités de viandes «couvriront une grande partie des besoins nationaux», a-t-il dit. Dans cette même optique, et afin d’éviter une pénurie en lait lors de cette période, 99 219 tonnes de poudre de lait seront prêtes, une quantité suffisante pour répondre aux besoins des citoyens pour une période de cinq mois. Au sujet des prix, le même responsable dira que même les citoyens auront un rôle à jouer en ce sens en attirant l’attention des agents de contrôle qui seront au niveau des marchés en cas de non-respect des prix référentiels décidés par le ministère de tutelle.
Dans une déclaration en marge d’une rencontre nationale avec des cadres du ministère du Commerce, M. Djellab a indiqué qu’il a été procédé à la définition des prix référentiels et non le plafonnement des prix de certains produits de large consommation, à l’image de la viande bovine importée et certains fruits et légumes, tels que la pomme de terre, la tomate, l’oignon, la courgette, les carottes, la laitue, la banane et les fruits secs et séchés. Rappelons que le ministre du Commerce a également appelé à la poursuite des opérations de sensibilisation et d’accompagnement particulièrement à l’adresse des commerçants de gros qui constituent le principal maillon dans l’opération d’approvisionnement, le maintien des prix, la préservation du pouvoir d’achat du citoyen et ce, pour mettre un terme à la spéculation.
Par ailleurs, le président de l’Ancaa a tenu à interpeller les citoyens et représentants des associations quant au phénomène du gaspillage qui atteint son paroxysme durant le mois de Ramadhan, précisant que ce fléau de société, s’il n’est pas maîtrisé, favorisera la spéculation.