Portés par un Giannis Antetokounmpo en mode MVP (41 pts), les Bucks ont validé leur ticket pour le deuxième tour en balayant une quatrième fois les Pistons en autant de matches (127-104). Ils rejoignent ainsi les Celtics en demi-finale de Conférence. Plus tard dans la soirée, Utah a sauvé l’honneur en battant Houston (107-91) grâce à un Donovan Mitchell étincelant en seconde mi-temps. Le «sweep» (coup de balais, à savoir gagner une série 4-0) était annoncé et il a été confirmé cette nuit avec une nouvelle victoire nette et sans bavure de Milwaukee sur Detroit (127-104). La tête de série numéro une à l’Est a survolé la série et s’est mise doucement en jambe avant un duel avec Boston qui s’annonce bien plus délicat.

La performance : Giannis Antetokounmpo remet les pendules à l’heure
Le (probable) MVP de la saison était fâché. Essentiellement contre lui-même. Cela faisait deux matches que Giannis Antetokounmpo tombait dans le piège tendu par les Pistons. Il était toujours tranchant dans les moments importants mais, limité par des fautes, il a peiné à peser sur la totalité des deux rencontres. Ce qu’il fait pourtant d’habitude. De quoi faire monter sa frustration. Et aussi son envie de tout écraser sur son passage. C’est ce qu’il a fait cette nuit. Déterminé, appliqué, le Grec a dominé de bout en bout pour terminer avec 41 points et 9 rebonds. Il a notamment fait la différence au retour des vestiaires avec 16 points inscrits dans le troisième quart temps. Dont la moitié depuis la ligne des lancers-francs. Agressif, Antetokounmpo a provoqué faute sur faute (15 sur 20 sur la ligne). Parce que les Pistons n’avaient aucun autre moyen pour l’arrêter. Les Bucks ont ainsi pris le large en fin de troisième en terminant la période par un 17-3. Ils ont alors compté plus de dix points d’avance après avoir été menés de 6 points à la pause.

Le (triste) record : 14 défaites de suite pour Detroit
Les Pistons ont été balayés pour la troisième fois de suite au premier tour à l’Est. En 2009 contre les Cavaliers. En 2016 contre ces mêmes Cavaliers. Puis cette saison contre les Bucks. Trois 0-4 encaissés lors de leurs trois dernières campagnes de playoffs. Avec les deux revers consécutifs lors des finales de Conférence Est en 2008, ça fait maintenant 14 défaites de suite pour Detroit ! C’est la plus longue série de l’histoire de la NBA en playoffs. La franchise du Michigan ne pouvait tout simplement pas rivaliser avec Milwaukee. Les Bucks étaient bien trop forts et ils aspirent à bien plus que de passer le premier tour. Ils vont désormais se frotter aux Celtics, eux aussi vainqueurs des Pacers de façon expéditive (4-0) lors du round précédent. Ça promet une superbe série.

Jazz – Rockets : 107-91 Houston mène 3-1
Cette équipe du Jazz était décevante depuis le début des playoffs. Dominée par des Rockets en mission et vainqueurs des trois premiers matches. Mais Utah ne pouvait pas se faire «sweeper». Pas une équipe aussi douée et aussi combative que celle coachée par Quin Snyder. Plutôt que de s’écrouler et de baisser la tête, les joueurs de Salt Lake City ont continué à se battre. Ils ont donc pris le dessus sur les Rockets (107-91) cette nuit pour entretenir l’espoir d’un exploit.

Le joueur : Donovan Mitchell a pris feu
Le Jazz ne peut pas gagner sans un excellent Donovan Mitchell. C’est injuste de mettre autant de pression sur un joueur qui n’est arrivé en NBA qu’en 2017. Mais l’effectif d’Utah est construit de telle manière qu’il est le seul à pouvoir vraiment déstabiliser une défense d’élite balle en main en se créant son propre tir. La seule superstar potentielle de cette équipe. Le Jazz se repose d’habitude sur ses systèmes – en plus du talent de son jeune sophomore – pour marquer un nombre décent de points tout en défendant comme personne dans cette ligue. Mais les Rockets ont mis à mal les schémas offensifs de Snyder avec une présence physique de tout instant et une défense très agressive. Alors tout repose sur Mitchell. Il était discret en première mi-temps cette nuit. Mais Ricky Rubio a pris le relais pour mettre Utah au contrôle. Le réveil de son jeune partenaire au retour des vestiaires a propulsé le Jazz vers la victoire. Mitchell a marqué 25 de ses 31 points en seconde période. La majorité dans le dernier quart temps. Ses deux trois-points consécutifs en début de quatrième quart ont donné plus de dix points d’avance aux siens. Il a tout simplement pris le match à son compte, dominant un James Harden admiratif (30 pts pour lui et des applaudissements envers Mitchell à la fin du match). Le tout dans une salle chauffée à bloc ! Le public a apprécié cet élan d’orgueil. Même si sortir Houston paraît plus que compliqué, Utah aura moins sauvé l’honneur.n