Le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, a procédé hier à un léger mouvement dans le corps des walis, touchant six wilayas. Parmi les wilayas touchées par ce changement, Alger, où Abdelkader Zoukh a été limogé pour se faire remplacer par Abdelkhalek Sayouda. En poste depuis octobre 2013, Abdelkader Zoukh était l’un des walis les plus controversés du pays. Son nom est cité dans plusieurs affaires mais il n’a jamais été inquiété par la justice. Ce lundi, il a été chassé par des habitants en colère après l’effondrement d’un immeuble près de la Place des Martyrs.
Abdelkader Zoukh n’est plus wali d’Alger. Sa fin de mission intervient quelques heures seulement après avoir été chassé par des habitants de La Casbah où il s’était rendu suite à l’effondrement d’un immeuble qui a coûté la vie à cinq personnes, selon le dernier bilan de la Protection civile.
Le désormais ancien wali d’Alger a dû rebrousser chemin et fuir la colère des habitants de la basse Casbah. Nommé wali d’Alger le 24 octobre 2013, Abdelkader Zoukh (70 ans) était sur un siège éjectable depuis un certain temps et son nom a été cité dans plusieurs affaires liées à des transactions douteuses d’attributions illégales de fonciers dans la capitale. Les cinq autres walis nommés sont : Abdelkader Bradaï (Laghouat), Lounes Bouzegza (Batna), Mohamed Belkateb (Sétif), Yahia Yahyaten (Boumerdès) et Belarar Harfouche (El Tarf). Ces nominations interviennent dans un contexte particlier où la gestion des walis a été fortement contestée par les citoyens.
Dans un contexte de mobilisation populaire, des walis n’arrivent pas à assurer un bon déroulement de leurs visites de terrain, ni celles d’ailleurs des ministres du gouvernement Bedoui, qui se retrouvent chahutés par les populations locales.