Les services communaux de l’APC de Tlemcen ont entamé le démantèlement des portraits géants du président de la République démissionnaire Abdelaziz Bouteflika. Le plus en vue est celui qui était placardé sur la façade de la bibliothèque de lecture publique, à la place Kairouan, au niveau du boulevard Colonel Lotfi, situé sur l’itinéraire rituel de la marche du « Vendredi ». Ce portrait montrait celui qui fut l’artisan de la réconciliation nationale, la main sur le cœur, comme « dialoguant » avec la statue en bronze de son prédécesseur Ahmed Ben Bella, implantée juste en face de ladite bibliothèque, sur la place du 1er Mai (la Grande-Poste). Le portrait en question, fabriqué dans tissu noble, qui aurait coûté la bagatelle de 90 millions de centimes, a été carrément arraché. D’autres portraits ont subi le même sort, dont ceux décorant la façade d’une résidence, située à El Kalaâ supérieure, à côté de l’école primaire Larbi-Tébessi, où l’on voyait Bouteflika « couver » une fille en chedda tlemcénienne, outre celle d’un restaurant en face de la piscine olympique Ahmed-Ghazi ainsi qu’un panneau à l’entrée de la ville (haï Zitoun)… Les images emblématiques de l’ex-Président ont également disparu des enceintes sportives, la salle omnisports de Birouana, la piscine olympique d’Imama, abstraction faite des bureaux des administrations publiques et institutions officielles. n