Mohamed Ahfir, président de l’APC de Hadjret-Ennous, élu sous les couleurs du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), a annoncé qu’il boycottera l’organisation de l’élection présidentielle dans sa commune et l’a déjà signifié au wali dans un courrier officiel. Son collègue de la commune de Cherchell, élu sous l’étiquette Mouvement populaire algérien (MPA), a suivi le pas et annoncé lui, aussi, qu’il en fera de même.

Elu sur la liste du RCD Mohamed Ahfir réaffirme et revendique son origine populaire qui ne peut que le mener à refuser ce simulacre de démocratie annoncé dans la précipitation, pour être dans la ligne défendue par les millions de citoyens qui battent le pavé, depuis deux mois, pour appeler au changement du système. Interrogé par
Reporters sur sa réaction à la déclaration du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, relative à l’annonce du boycott par des P/APC du scrutin prochain, qui les qualifiait de faire partie du système honni, il dira : « Ces personnes tentent de délégitimer l’administration centrale et veulent monter sur la vague de la mobilisation populaire, alors qu’eux-mêmes ont été élus à l’époque antérieure. Donc ils sont aussi concernés par cette délégitimation. » Le P/APC de Hadjret Ennous dit ne pas se sentir concerné par cette déclaration ni par le rejet populaire car lui, a été élu par ses pairs et non pas désigné. Et d’ajouter : « Si les citoyens de ma commune ne demandaient de partir, je le ferai aussitôt, contrairement à ce ministre et ce gouvernement, auquel il appartient, qui sont, non seulement, illégaux mais aussi illégitimes. » Pour le P/APC de Hadjret Ennous, sa décision de boycotter allait de soi car elle est en conformité avec ses convictions et celles du parti qu’il représente. L’édile ne manquera pas de préciser qu’il y a eu un début de concertation avec d’autres P/APC dont quatre régions de la partie ouest de la wilaya et deux de la partie est, sur les 28 que compte la wilaya, pour décider ensemble du boycott et, finalement, il n’y a que deux qui ont pris la décision de rejeter le scrutin du 4 juillet. Quand le contact avec les autres P/APC a eu lieu, dira Ahfir Mohamed, sa décision était déjà prise de s’inscrire dans le mouvement populaire pour construire une Algérie démocratique et débarrassée des résidus de l’ancien système qui ne veulent pas lâcher le morceau. Il précisera aussi, que sitôt reçu, le courrier du wali concernant la révision du fichier électoral, il a répondu solennellement par écrit au chef de l’exécutif de la wilaya. La wilaya de Tipasa est composée de 28 communes dont 14 dirigées par des élus FLN, 5 sont dirigées par des élus RND, 4 par le MPA, 1 par le parti Taj. n