La 4e édition des Journées chirurgicales d’arthroscopie, qui s’est déroulée à la clinique privée ADA, a pris fin mercredi 18 avril. Neuf patients ont subi des chirurgies orthoscopiques au niveau des chevilles et des genoux, une première à Ouargla.

Cette technique est une première dans la région, a affirmé le Dr Annou Boubakeur, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologique à Ouargla. L’arthroscopie qui fait partie de l’endoscopie peut être utilisée à des fins de diagnostic dans l’exploration des articulations ou thérapeutiques selon les cas à traiter. Cette technique chirurgicale consiste à effectuer de petites incisions pour l’introduction d’une caméra vidéo miniaturisée et faire passer des mini-instruments chirurgicaux. Cette forme de chirurgie est moins invasive que la technique dite à « ciel ouvert ». L’arthroscopie permet aujourd’hui de traiter un nombre important de pathologies ostéo-articulaires. Elle est utilisée dans le traitement des conflits antérieurs de cheville, des lésions ostéchondrales, pour la réparation du tendon d’Achille et la prothèse de cheville. Elle permet donc d’éviter une chirurgie classique, à l’origine de certaines complications, explique le médecin. Lors de ces journées, neuf malades ont bénéficié d’interventions chirurgicales, dont deux âgés de 22 et 37 ans et souffrant de laxité au genou ou rupture du ligament croisé antérieur (LCA), ainsi que deux femmes sexagénaires qui ont bénéficié à leur tour de prothèses totales du genou (PTG). Cette arthroplastie consiste à la substitution de l’articulation défaillante du genou par une prothèse qui permettra au patient d’améliorer sa qualité de vie en récupérant un bon périmètre de marche. Il est indispensable de suivre un bon programme de rééducation pour favoriser la récupération. Une jeune fille a également a bénéficié lors de ces journées d’une arthroscopie du poignet pour le traitement d’une fracture simultanée de l’ulna et du radius, dont elle est atteinte.
Un traitement chirurgical pour fixation interne, a ajouté le Dr Annou. Les malades souffrant de ce genre de maladies se déplacent d’habitude vers d’autres pays pour se faire soigner, notamment en Tunisie, où le coût de l’intervention atteint ou dépasse les 750 000 DA, ou encore en Turquie où les prix d’une arthroscopie peuvent atteindre les 120 0000 DA en plus des frais de transport et de séjour. Le coût de cette intervention à Ouargla est estimé à 450 000 DA. Certes beaucoup moins cher mais reste tout de même hors de portée.
Ces interventions qui se sont déroulées du 12 au 18 du mois en cours au niveau de la clinique privée ADA, ont été supervisées par le Dr Mohamed Boussad, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie à Béjaïa.
A rappeler que la première orthoscopique de l’épaule a été effectué dans le Sud par la même équipe et dans le même établissement en janvier 2019 sur un patient âgé de 42 ans, souffrant d’un syndrome de la coiffe des rotateurs. n