Suite à la publication d’un article intitulé « Main basse sur le foncier », paru dans l’édition d’El Watan du 17 avril 2019, son auteur, Chahreddine Berriah, chef du bureau régional de Tlemcen, a fait l’objet de menaces et d’intimidations odieuses à travers des appels anonymes via le portable ainsi que le téléphone fixe, selon notre confrère. On ignore si l’intéressé a déposé plainte auprès du Parquet pour harcèlement moral et propos comminatoires à l’occasion de l’exercice de sa fonction de journaliste d’investigation. Outre les dossiers qu’il reçoit des mains propres des victimes de la mafia du foncier, le journaliste en question permet, via sa page Facebook, aux plaignants de communiquer en « live » avec lui à travers des témoignages vivants. Dans son brûlot, l’audacieux localier qui habite à Maghnia a pointé « nommément » du doigt la mafia du foncier qui sévit au niveau de la prestigieuse station balnéaire de Marsat Ben M’hidi (ex-port Say), en l’occurrence. A noter que cette affaire a suscité un élan de solidarité avec notre infortuné confrère sur les réseaux sociaux alors qu’aucune réaction ou communiqué syndical ou corporatif n’a été enregistrée ou diffusée à ce sujet pour l’instant. « Chers (ères) amis (es), vous avez été des milliers à me soutenir, aujourd’hui. Des gens que je connais, d’autres pas du tout. De tout le territoire national, de l’étranger, aussi. Je tiens à vous remercier toutes et tous. Je vais très bien et je suis fier d’appartenir à ce pays, à ses dignes enfants. Je me sens fort. Je suis fort, grâce à vous tous. Vos témoignages m’ont fortement ému dont ceux de jeunes de Tlemcen et de Maghnia. « N’ayez pas peur, nous sommes là pour vous protéger jour et nuit contre la mafia… » Je ne peux terminer le message. Comment ne pas se sentir libre, comment ne pas mourir heureux avec ce peuple si généreux, si solidaire ? Un peuple admirable ! Rabbi yahfadkom », est le message de remerciements posté par Berriah sur sa page Facebook.E. H. T.