Katia Challal, artiste peintre  «autodidacte»,  présente une série d’une vingtaine d’œuvres à la nouvelle galerie d’art Ifru-Design, dans le cadre d’une exposition personnelle intitulée «L’Envol»  que les amateurs d’art et le grand public sont conviés à découvrir  jusqu’au 2 mai prochain. L’exposition met en avant, près d’une vingtaine de toiles  «inspirées de lieux et de moments de vie», laissant imaginer une vision des paysages froids du Canada, d’autres au contraire pleines de couleurs, rappelant le climat et la culture de Kabylie.  «Elles sont peut-être un appel de l’Algérie et plus précisément de la Kabylie, de ses couleurs, d’autant que  généralement je ne travaille pas avec autant de couleurs. Mais pour ces toiles, cela a été un besoin de le faire»,  nous explique Katia Challal, rencontrée dans les locaux de la nouvelle galerie, située au  quartier du Télemly. Les œuvres de l’artiste apparaissent le plus souvent comme minimalistes, voire même abstraites, alliant néanmoins des éléments de calligraphie, le tout formant des toiles qu’elle décrit elle-même comme « le chemin d’un retour à l’essence même de mon identité». En effet, nous faisant découvrir cette série de toiles, réalisée depuis 2015, en grande partie en Algérie, mais aussi au Canada où elle réside, Katia Challal reviendra pour nous sur ce «chemin» l’ayant conduit, ou plus exactement ramené aux arts. Une passion, explique-t-elle, développée depuis l’enfance, mais qu’elle considère aujourd’hui comme l’expression de «moments de vie» et « d’émotions nés de ses voyages». Elle souligne à ce propos que «c’est aussi une façon d’exprimer un ressenti, des émotions, des voyages aussi. C’est  aussi à chaque fois, l’expression d’une situation ou d’un lieu particulier ». Bien qu’autodidacte, l’artiste, qui présente un ensemble de toiles partageant une même empreinte, une même identité, nous explique que sa passion pour la peinture trouve sa source dans un «hobby» d’enfance. 
Elle nous confie que «je peints depuis mon enfance, cela avait commencé par une  peinture sur soie alors que j’avais 12 ans (…) Au départ cela a été un hobby, puis une passion». Ajoutant par ailleurs que le «chemin» l’avait néanmoins «contraint» à mettre, un temps, la peinture de côté. Elle  précise : «Je n’avais jamais imaginé que je pourrais peindre et exposer au public (…) Ce fut beaucoup plus tard.Seulement après m’être installée à  Montréal que je me suis à nouveau investie dans les arts plastiques et la peinture.» Katia Challal aura néanmoins choisi  l’Algérie pour sa première exposition d’envergure, organisée, en  2016 au musée des Beaux-arts d’Alger. Elle a ensuite rencontré à nouveau son public algérien en 2017, lors d’un important événement qui lui sera dédié en 2017 à la galerie de la Fondation Ahmed et Rabah-Asselah. «Ce rendez-vous a été très important pour moi, notamment le respect pour mes pairs et pour les artistes qui nous ont précédés». Katia Challal-Artistes dont le travail trouve également une place dans le développement du paysage culturel algérien, et de la naissance – encore très timide – du marché de l’art, nous a, par ailleurs, annoncé qu’elle travaillait actuellement à la préparation d’une rencontre dédiée à l’art et aux artistes algériens. Une «expo-conférence» devant réunir les expériences d’artistes, de galeristes, et de commissaires d’exposition, un rendez-vous programmé « très prochainement », espère-t-elle.n