Suite aux récentes «dérives» qui ont éclaboussé la Direction générale de la Sûreté nationale (Dgsn), ces derniers jours, une conférence de presse a été organisée, hier, à l’école de police Ali-Tounsi à Alger. L’occasion était plus que propice pour aborder certaines questions liées à l’actualité. Cependant, le conférencier a fait «l’impasse» sur toutes les accusations qui portent gravement atteinte à l’institution.
Ce n’est pas un scoop ! Depuis la semaine dernière, l’attitude des policiers dans la gestion des manifestations a changé radicalement. En effet, face à la montée des tensions, la Dgsn a décidé de durcir le ton en instruisant ses éléments d’appliquer la tolérance «zéro» et d’agir de manière plus musclée pour disperser les participants aux manifestations, qui se déroulent presque chaque jour.
Hier, lors d’une conférence de presse, organisée par la Dgsn à l’école de police Ali-Tounsi, toute la presse nationale attendait la «plaidoirie» de la Dgsn, concernant les accusations portées contre elle, dont la dernière est le «scandale» concernant les humiliations subies par des manifestantes arrêtées à Alger. Cependant, l’interlocuteur, le commissaire divisionnaire de police Sahraoui Megualit, s’est contenté d’une allocution concise, centrée sur «la poursuite des efforts de l’institution visant le soutien continu à la formation en vue de hisser le niveau de performance et atteindre, ainsi, le professionnalisme au sein de la police tout en consacrant et promouvant les droits de l’Homme». Pourtant, l’occasion était plus que propice pour aborder certaines questions liées à l’actualité et dont le citoyen est en droit d’en savoir plus. Hélas, il n’en a rien été, la DGSN préférant aborder le sujet de la formation qui est au cœur de sa stratégie !