L’opposition dite « Forces du changement pour le triomphe du choix du peuple» s’est réunie, hier à Alger, chez Abdallah Djaballah afin de débattre des mécanismes de sortie de crise à l’orée des nouveaux développements que connaît la scène politique nationale. C’est ainsi que les représentants des partis UDS, Talaïe El Hourryet, Nahda, FJD et des personnalités, à l’instar de Mohand Saïd, ancien ministre de la Communication, Tahar Benbaïbèche, représentant de Bahbouh, Ali Djeddi, Abdelaziz Rahabi, Maître Bouchachi, Mesdour, Ali Draâ, Khababa, Marouf et Djeraba ont débattu pendant plus de six heures autour des modalités de sortie de crise. Et l’une des décisions phares prise à l’issue des débats a été d’appeler à une période de transition « raisonnable » de manière à permettre au mouvement populaire «de s’intégrer dans le jeu politique, social et syndical», de façon à garantir «le libre choix de ses représentants ». L’opposition n’a pas manqué de solliciter, hier, l’institution militaire « à mieux interagir avec les exigences du mouvement populaire et à aider à leur satisfaction dans le cadre du respect de la souveraineté populaire ». Dans un communiqué final, les participants ont, en outre, exprimé leur refus de « la démarche du pouvoir en perte de légitimité de se régénérer à travers une élection présidentielle frauduleuse ». Les participants affirment leur boycott à la présidentielle « au cours de laquelle il n’y aura pas de candidatures de notre part encore moins une supervision de leur bon déroulement ». L’utilisation de la répression est également pointée du doigt par les représentants et personnalités ayant pris part à la rencontre. « Nous dénonçons le recours à la violence contre les manifestants tout comme nous saluons le haut niveau de responsabilité dans le mouvement de rue qui a maintenu le caractère pacifique de son expression », lit-on dans le communiqué d’hier. Les débats intenses entre les représentants des partis et les personnalités se sont soldé par un appel à l’encouragement de «l’amplification du mouvement de rue et son élargissement à travers l’ensemble des 48 wilayas pour dénoncer et récuser les symboles du régime». Les participants dénoncent tout autant toute déstabilisation et «affaiblissement » du mouvement de rue à travers « des tentatives vaines ». De même qu’ils condamnent toute «ingérence étrangère » dans la crise actuelle. Dans ce cadre, il est question pour les participants d’appeler les partis et associations « à l’ouverture de leur siège pour permettre aux citoyens de débattre et de s’exprimer sur la situation actuelle du pays ». Une sollicitation a été adressée, par ailleurs, en direction de l’élite politique afin de l’encourager à accompagner le mouvement populaire de manière à permettre une réflexion autour d’une sortie de crise honorable. Par ailleurs, dans le communiqué final de leur rencontre, les animateurs de l’opposition se sont empêchés de prendre une position commune à propos, tant de la démission de Belaïz que du discours de Gaïd Salah. Interrogés à ce propos, les participants ont précisé que «chacun de nous a sa propre réaction et sa position qui ne sont pas forcèment celles de l’autre.