Le hasard fait quand même bien les choses. Surtout lorsqu’il s’agit de calendrier. Car ce 14 avril 2019 ressemblait furieusement au 27 avril 2014. Une journée funeste pour l’histoire des Reds. Ce jour-là, Steven Gerrard, héros d’Anfield, glissait sur une simple reprise d’appuis et laissait filer Demba Ba pour le but qui enterra les chances de Liverpool de soulever à nouveau un titre qui les fuit depuis 1990.
Ce jour-là, aussi, Manchester City s’imposait tranquillement sur le terrain de Crystal Palace et reprenait son destin entre ses mains. Pour finalement aller chercher le titre au bout du compte. Dimanche, c’était copier-coller en termes d’affiches.
Et, avant le choc de cette 34e journée, les Citizens avaient su mettre la pression sur Liverpool en disposant de Palace (1-3). Tous les ingrédients étaient réunis pour que la malédiction frappe encore. Surtout quand Steven Gerrard et surtout Demba Ba avaient fait monter la sauce médiatique avant le match en remplissant les colonnes des journaux anglais pour revenir sur cet épisode dramatique dans la carrière de «Stevie G».
Et, comme un symbole, c’est Virgil van Dijk, véritable patron charismatique de ces Reds, qui a tenu à refermer la séquence médiatique évoquant la lose de Liverpool. «Ce qu’il s’est passé il y a cinq ans n’a pas d’importance aujourd’hui, a sobrement détaillé le colosse néerlandais. On sait qu’ils étaient très déçus à l’époque mais aujourd’hui, c’était une toute autre histoire, un tout autre match». On ne connaît pas encore la conclusion du roman de cette Premier League 2018-2019. Mais, désormais, une certitude : ces Reds n’ont pas l’intention de succomber à leurs fantômes passés.