Alors que l’ensemble des universités algériennes semblent sérieusement perturbées par un mouvement de grève, le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) s’est dit « inquiet » quant au devenir de cette action qui « aura de sérieuses répercussions sur l’année universitaire, mais aussi sur le mouvement populaire», a indiqué Abdelhafid Milat, coordinateur du Cnes. «Ce qui est troublant, ce sont ces assemblées générales qui se tiennent au sein des universités algériennes le même jour et au même moment pour appeler à une grève illimitée. Je pense qu’il y a des parties invisibles qui tentent de manipuler les étudiants pour vider les universités algériennes et les détourner du mouvement populaire, car la grève n’apporte rien au mouvement », a-t-il déclaré. En effet, selon le syndicaliste, les étudiants peuvent apporter leur soutien au mouvement populaire d’une manière autre que la grève. « La place des étudiants est dans les amphis. Si ce mouvement se poursuit d’ici jeudi, les universités seront vidées car la plupart vont retourner chez eux. Est-ce ce que nous voulons pour nos étudiants ? Cette action va nous mener directement à l’année blanche », a-t-il conclu.