Des habitants ont fermé l’axe routier Bouteldja-El Tarf pour dénoncer l’état de l’infrastructure de base au niveau de cette commune de plus de trente mille habitants qui laisse à désirer. Plusieurs ruelles sont défoncées sans qu’elles ne soient remises en état depuis maintenant plusieurs mois. La circulation d’une ruelle à une autre est devenue presque impossible. En dépit des contestations des habitants, les responsables locaux et de wilaya font la source oreille. Les citoyens de cette localité, pourtant classée chef-lieu de daïra, en ont ras-le-bol des promesses non tenues et surtout du laxisme des élus placés à la tête de cette APC dont la majorité écrasante est rejetée. Les citoyens que nous avons rencontrés nous racontent leur calvaire et celui de leur famille. Parfois, il leur arrive de ne pas pouvoir se déplacer pour passer une veillée chez un voisin ou la famille compte tenu des trous béants qui parsèment les chaussées de toutes les ruelles. Seule la rue principale échappe à cette situation depuis que la route a été bitumée. Selon les citoyens, cette route comporte actuellement plusieurs endroits cabossés. C’est cette situation intenable, surtout en période de pluies, qui les a obligés à barricader la route à plusieurs endroits avec des objets hétéroclites qu’ils n’ont ouvert qu’aux ambulances transportant des malades. Les citoyens se rendant au chef-lieu de la wilaya à Annaba et El Kala sont contraints de prendre des raccourcis afin de rejoindre leurs domiciles. Chaque habitant dispose d’une lampe électrique pour se déplacer dès la tombée de la nuit. Les réverbères dans la majorité n’éclairent plus car une lampe grillée n’est jamais changée. Le problème qui a exaspéré les habitants est l’absence d’eau potable en dépit de la présence de sources de forages et de barrages d’une capacité de stockage de 250 millions de mètres cubes. Aucune promesse n’a été suivie d’effet. Les responsables au niveau de la wilaya ont l’air de s’occuper d’autres choses que celles pour lesquelles ils ont été élus par le peuple et de la mission dont ils étaient investis. Enfin, tous les problèmes évoqués plusieurs fois ont été portés à la connaissance des gestionnaires sans la prise d’aucune décision pouvant libérer ces habitants de ces lourdes contraintes. n