Entamée il y a quatre semaines, la grève des travailleurs du chantier de la pénétrante autoroutière Tizi Ouzou-Bouira se poursuit. Le mouvement de protestation des travailleurs algériens, plus de 100, du groupement algéro-turc Ozgun Murol-Engoa, chargé de réaliser la pénétrante autoroutière reliant Tizi-Ouzou à Bouira sur une distance de 48 km, est venu en réponse au refus du paiement par l’employeur des indemnités (primes) liées aux travaux de réalisation de tunnels, d’ouvrages d’art ainsi que de la route. Les grévistes se disent déterminés à poursuivre leur mouvement malgré les pressions exercées par leur employeur qui les a assignés en justice. Hier, dimanche, une vingtaine de travailleurs ont été convoqués à comparaître devant les juges.
Une partie devant le Tribunal de Draâ El-Mizan (wilaya de Tizi Ouzou) et une autre devant la juridiction de Lakhdaria (wilaya de Bouira), selon des sources médiatiques. Des mesures qui sont loin d’être dissuasives selon les protestataires qui s’apprêtent à fermer la base de vie de l’entreprise située sur la RN25, à Draâ El-Mizan. Un geste à travers lequel ils veulent faire pression sur l’entreprise turque pour accepter leurs revendications salariales, rejetant ainsi toute autre mesure de rétorsion (licenciement) que viendrait à prendre l’entreprise à l’encontre des travailleurs, sous prétexte de fin du contrat de travail. Dans le cas échéant, c’est-à-dire, l’entreprise doit s’acquitter du paiement de trois mois de salaire à chaque travailleur concerné par l’arrivée à échéance de la relation contractuelle. H. A. M.