L’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) se reconnaît résolument dans les revendications populaires, dont elle réclame la satisfaction, plaidant pour une transition souple qui prendrait en compte les aspirations citoyennes exprimées depuis le 22 février dernier.
«Etant profondément convaincu de ce qui fait l’objet de consensus au niveau national, l’ONM réitère, encore une fois, son aspiration à une initiative à même de répondre aux revendications du peuple», a souligné l’organisation dans un communiqué rendu public.
L’organisation, qui n’est pas à sa première plaidoirie en faveur des revendications du mouvement populaire, exhorte les autorités politiques à répondre favorablement aux aspirations citoyennes avisant par ailleurs sur ce qui pourrait être la conséquence de la sourde oreille des officiels. «Ignorer la satisfaction des revendications pourrait avoir des conséquences graves sur la sécurité et la stabilité du pays et ouvrir le passage aux ennemis de notre peuple, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur ou au niveau régional et international, pour exploiter la conjoncture actuelle au service de leurs agendas», a averti l’ONM.
L’Organisation se dit ainsi «parfaitement consciente de leurs retombées fâcheuses sur le présent et l’avenir de nos futures générations» et fait part de «ses inquiétudes quant aux événements enregistrés sur la scène nationale». Elle a ajouté qu’elle «est complètement consciente des dangers et risques menaçant la sécurité et la stabilité du pays si les revendications populaires légitimes, exprimées par les foules de manifestants à travers les différentes régions du pays ne trouvent pas satisfaction».
Pour l’organisation dirigée par Saïd Abadou, «les foules représentent un référendum général à ne pas ignorer, en vue d’assurer une transition souple à même de répondre aux aspirations profondes de notre peuple à l’édification de son avenir sur les bases et les valeurs pour lesquelles le pays a sacrifié de valeureux martyrs et consacrées dans la déclaration du 1er Novembre, qui a tracé les perspectives d’un Etat démocratique et social». Il faut rappeler que l’ONM, pourtant soutien traditionnel au pouvoir, s’est rangée du côté du mouvement populaire, réclamant le changement, dès la première semaine du mois de mars et désigné le pouvoir politique comme «responsable de la situation actuelle» du pays. L’ONM avait salué, à cette occasion, «le caractère pacifique de la protestation, la responsabilité et la discipline dont ont fait preuve les petits-fils de la génération de Novembre». Désormais, l’Organisation réclame la satisfaction des revendications populaires, ce qui marque une évolution significative dans son logiciel.n