L’émissaire de l’ONU pour la Syrie Geir Pedersen s’est entretenu dimanche à Damas avec le chef de la diplomatie Walid Mouallem de la création d’un comité constitutionnel pour relancer le processus politique dans ce pays en guerre depuis 2011, selon l’agence officielle Sana. Il s’agit du troisième déplacement dans la capitale syrienne du diplomate onusien. Depuis sa prise de fonction en janvier, il a aussi rencontré à plusieurs reprises des membres de l’opposition syrienne et multiplié les contacts avec les puissances étrangères impliquées dans le conflit. MM. Pedersen et Mouallem ont évoqué «les consultations liées au processus politique, notamment le comité constitutionnel» et les «efforts continus pour faire progresser» ce processus, selon l’agence officielle syrienne Sana. «Nous avons eu des discussions très détaillées et substantielles (…), il est possible de dire que nous abordons maintenant toutes les questions», a souligné M. Pedersen. Les entretiens vont se poursuivre dans l’après-midi, a indiqué à des journalistes le diplomate onusien au terme de sa rencontre avec le ministre syrien. Fin février, l’émissaire de l’ONU avait indiqué qu’il espérait réunir «dans les délais les plus brefs» le comité constitutionnel. Selon le plan de l’ONU, ce comité doit comprendre 150 membres : 50 choisis par le pouvoir, 50 par l’opposition et 50 par l’émissaire de l’ONU afin d’insérer dans la réflexion des experts et des représentants de la société civile. Aucun accord n’a été trouvé jusqu’à présent sur la composition de cette troisième liste qui suscite des divergences entre Damas et l’ONU. Geir Pedersen est le quatrième médiateur de l’ONU depuis le déclenchement en mars 2011 du conflit en Syrie. Ses prédécesseurs n’ont pas réussi à trouver une issue à cette guerre qui s’est complexifiée au fil des ans et a fait plus de 370 000 morts. Les négociations sous l’égide de l’ONU entre le régime de Bachar al-Assad et l’opposition ont été éclipsées depuis janvier 2017 par un processus parallèle dit d’Astana, à l’initiative de la Russie et de l’Iran, alliés de Damas, en coordination avec la Turquie, parrain de certains groupes rebelles.