Les importations de produits alimentaires de première nécessité seront assouplies durant le Ramadhan, a annoncé hier un communiqué du ministère du Commerce, soulignant que cette démarche vise à renforcer les approvisionnements du marché durant cette période qui se caractérise par «des comportements conjoncturels et récurrents des habitudes de consommation des citoyens à travers le pays et des pratiques spéculatives des commerçants».
Une démarche qui, au vu des expériences cumulées durant les années précédentes, a été orientée sur «la régulation de l’approvisionnement du marché, des mesures d’apaisement des opérations du commerce extérieur, le renforcement des infrastructures commerciales, ainsi que la participation des associations professionnelles et des consommateurs dans la dynamique d’encadrement et de surveillance du marché.
En ce sens, «l’importation des produits alimentaires tels que les viandes et les bananes se fera sans imposition de quotas et les autorisations délivrées se limitent uniquement à la conformité aux règles sanitaire et phytosanitaire», a fait savoir le ministère. La seconde disposition concerne la suppression de la liste des produits soumis au droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS,) les viandes bovines fraîches ou réfrigérées, les fruits secs (arachides, amandes…), les fruits séchés (raisins secs, pruneaux…) et les aliments diététiques destinés à des fins médicales et autres produits.
Faut-il rappeler que les prix de certains produits prisés durant le Ramadhan, comme les fruits secs et les fruits séchés, ont connu des très fortes hausses après leur interdiction à l’importation, et surtout après leur retour sur le marché, depuis janvier dernier, avec l’application de DAPS. Par ailleurs, le département de Saïd Djellab a décidé de supprimer l’obligation de domiciliation bancaire préalable, au moins 30 jours, avant expédition pour les opérations d’importation des viandes bovines congelées, des viandes bovines fraîches et réfrigérées, des fruits secs et des fruits séchés.
Pour les produits locaux, notamment agricoles, les pouvoirs publics tenteront de faire valoir la référence des prix pour mettre un frein à l’appétit féroce des spéculateurs qui frappent fort dans le porte-monnaie du citoyen durant le Ramadhan. Pour rappel, ces prix de référence serviront comme outil d’information des services de contrôle sur les pratiques des prix excessifs et aussi d’informer les consommateurs, les commerçants et les partenaires du ministère du Commerce sur les prix réels des produits à tous les stades de distribution, note le ministère. En plus de ces dispositions, une opération a été lancée pour la création des nouveaux marchés de proximité dits «parisiens» dédiés aux jeunes en vue de créer de nouveaux emplois, d’augmenter l’offre et de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. Selon le ministère du Commerce, «l’ensemble des dispositions prises ont fait l’objet d’examen et de concertation dans le cadre d’une démarche participative, avec l’ensemble des associations professionnelles et de consommateurs».