La vague de contestation citoyenne ne cesse de se propager à travers le territoire de la wilaya de Sidi Bel Abbès et atteindre plusieurs communes où les protestataires persistent à revendiquer le départ des responsables communaux et des chefs de daïra.

Jeudi dernier, une marche populaire a sillonné les artères de la ville non pas en soutien du mouvement populaire mais pour exiger le départ du chef de daïra et la désignation d’un autre capable de gérer les affaires des 4 communes, qui relèvent de sa compétence territoriale, à savoir Télagh, Tighalimet, Daya et Mezaourou. A Oued Sefioune relevant de la daïra de Ténira, les manifestants maintiennent toujours leurs revendications et insistent sur le départ du maire pour laisser l’APC fonctionner normalement. Les habitants de la commune de Mostafa Ben Brahim ont fermé aux cadenas les sièges de leur APC, daïra et de la CCLS, même situation pour l’APC de Sfisef, et Ain Aden qui sont aussi cadenassés depuis plusieurs jours. Idem pour les APC de Lamtar, Sidi Ali Benyoub, Benachiba Chilia, dans le sud de la wilaya, qui sont fermées depuis plusieurs jours. Les protestataires observent des sit-in devant les sièges de leurs APC pour interdire tout accès à leurs fonctionnaires et élus, revendiquent l’amélioration de leur cadre de vie, le droit au logement social et rural et aussi le droit à un poste de travail.
Les habitants de la commune de Lamtar ont exigé la distribution des 50 logements sociaux locatifs achevés depuis plusieurs mois et non encore attribués à leurs bénéficiaires. Ces derniers n’ont pas accepté que le maire leur annonce qu’il attend l’autorisation des responsables hiérarchiques pour afficher la liste nominative et leur annoncer l’indisponibilité des terrains à consacrer à l’habitat rural groupé. Des situations difficiles qui sollicitent l’intervention du wali de Sidi Bel Abbès, pour les dénouer et rétablir leur fonctionnement. n