Mardi, des dizaines d’habitants de la commune de Sidi Ali Benyoub, distante du chef-lieu de Sidi Bel Abbès d’une trentaine de kilomètres, ont observé un sit-in devant le siège de la daïra pour réclamer l’amélioration de leur mode de vie et le départ du chef de la daïra. Les habitants de Sidi Ali Benyoub demandent de doter leur localité d’une agence commerciale de la société de distribution de l’électricité et du gaz, une annexe des impôts et une agence d’Algérie Télécom, au lieu de les obliger à se déplacer à la daïra de Ben Badis, distante de leur commune de plusieurs kilomètres et dont dépend leur localité, pour régler leurs factures de consommation de l’électricité, de téléphones et Internet. Selon leurs propos, les moyens de transport desservant leur localité et la daïra de Ben Badis manquent, alors que les responsables locaux sont restés indifférents à leurs doléances de renforcer le transport collectif par des bus et taxis. Les protestataires ont manifesté également pour réclamer le droit au logement social locatif et rural où s’abriter et fonder des foyers, tandis que d’autres jeunes de la localité ont revendiqué l’ouverture de postes de travail et la dotation de leur localité de projets pour son désenclavement et la création de richesses. Les carrières d’agrégats demeurent le problème crucial auquel les habitants de Sidi Ali Benyoub n’ont pu trouver de solution. Au quotidien, les explosifs utilisés dans le brisement des blocs de pierres polluent leur climat et ne laissent ni plantes ni verdure pousser dans la localité et provoque des maladies cutanées, respiratoires et même l’asthme pour nombreux d’entre eux, sans oublier d’épaisses fissures dans les toits et les murs des bâtisses mitoyennes aux carrières. Face à cette situation, les villageois ont décidé de lever haut leur voix et réclamer un changement de leur quotidien et le départ du responsable défaillant. Pour parer à l’irréparable, les services de sécurité ont mis en place leurs éléments qui ont cerné le siège de la daïra et surveillé de près les contestataires. N. B.