A l’occasion de l’organisation de la sixième année consécutive du Laboratoire documentaire d’Alger par l’Institut français d’Alger et le Festival Premiers plans d’Angers, un appel à participation est lancé aux candidats intéressés par la réalisation de documentaire et la pratique du son.
Ce laboratoire est réservé aux candidats algériens ayant déjà une pratique professionnelle du tournage et du montage et, si possible, du documentaire. Les étudiants en fin de cursus professionnel sont acceptés. Pour cette année, les candidats doivent être âgés entre 18 ans et 55 ans. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 mai 2019 et les candidats devront remplir la fiche d’inscription disponible sur le site de l’Institut français d’Alger et l’envoyer par mail à abdenour.hochiche@if-algerie.com, précise un communiqué parvenu à la rédaction. Les candidats sélectionnés pour la participation à cet atelier de réalisation de documentaire seront connus et contactés le 30 mai prochain. Il est précisé dans cet appel à participation, que les objectifs de cet atelier sont notamment, la réalisation de 3 films documentaires d’une durée comprise entre
7 et 12 minutes maximum, à Alger, en explorant un thème commun, la découverte de pratiques techniques du documentaire de l’écriture à la post production et compléter la formation des candidats par un travail approfondi sur la mise en scène, le son (prise de son, montage, mixage) et l’image. Il s’agit également de favoriser les apprentissages techniques et l’insertion professionnelle dans l’industrie cinématographique algérienne. Chaque équipe sera composée d’un réalisateur, d’un cadreur, d’un ingénieur son et d’un monteur. Durant la formation, les opérateurs images réaliseront une série de
5 photos liées au thème. Les ingénieurs du son réaliseront une petite forme sonore de
3 minutes, et les monteurs un mashup (mélange vidéo d’images et de sons) de
3 minutes, servant de support au perfectionnement.
Le laboratoire, organisé dans le cadre des actions de coopération de l’Institut français d’Alger, est aujourd’hui bien identifié, nombre de ses films ont circulé en festivals à travers le monde et ont remporté une quinzaine de prix internationaux. Les partenariats s’étoffent, un vrai tissu de professionnels se confirme autour de ces ateliers. C’est dans cet esprit que, cette année encore, trois films seront réalisés dans le cadre du Laboratoire d’Alger par des équipes composées d’un réalisateur, d’un cadreur, d’un ingénieur son et d’un monteur. La session de formation 2019 se déroulera en deux temps. Du 21 au 23 juillet 2019 pour les repérages et l’écriture et, du 10 septembre au 29 septembre 2019, pour le tournage et le montage des films. Le thème imposé cette année est «Le chiffre deux», il s’agit en fait de filmer deux personnes, qu’il s’agisse d’un papa et son fils, une maman et sa fille, des frères, des associés, des duettistes, des collègues de sports inséparables. L’ambition est ainsi de filmer «un lien indissoluble entre deux êtres, qui s’aiment se cherchent ou s’accompagnent. Filmer l’absence du deuxième, mais sa présence au quotidien. Filmer la vie chaotique et dure qui lutte pour trouver des moments d’harmonie en s’accrochant à l’autre. Filmer un désaccord, une séparation nécessaire, une fusion qui étouffe, une domination», souligne le communiqué, ajoutant qu’il s’agit aussi de «filmer deux personnes dans l’intimité de leur complicité avec leur assentiment et leurs doutes. Laisser entrevoir la dualité des volontés et des goûts, leur complémentarité. Passé un contrat sur un pacte de vie, une rencontre, une promesse, laisser une trace de la nécessité d’aimer l’autre».