Dans le cadre du cycle thématique du mois d’avril, intitulé «Une histoire, un combat», initié par le cinéclub Derb Cinéma de La Grande Maison, la salle répertoire de la cinémathèque Djamel Eddine-tchanderli, de Tlemcen, a abrité jeudi dernier, une séance de projection débat autour d’un film documentaire titré «Mon histoire n’est pas encore écrite» (2017 ; 76’), réalisé par Jacqueline Gozland. Synopsis : «Tandis que ma mère et moi fuyons Constantine déchirée, pour une terre inconnue et hostile, devenant des pieds noirs, la Cinémathèque d’Alger voulue par Mahieddine Moussaoui, figure de l’indépendance algérienne et instigateur de sa politique culturelle, dirigée par Ahmed Hocine et animée par Jean-Michel Arnold, fils spirituel d’Henri Langlois, voit le jour le 23 janvier 1965. Alger toute entière se précipite pour voir des films et rencontrer Von Sternberg, Losey, Godard, Nicholas Ray, Chabrol, Visconti, Chahine, Herzog, Sembene Ousmane, Mustapha Alassane, Med Hondo et bien d’autres. Jean-Michel Arnold quitte Alger en 1970 après le Festival panafricain. Boudjemâa Karèche poursuit ce travail de transmission et de conservation des cinématographies arabes et africaines jusqu’en 2004.
«Tahya ya didou» de Zinet, ‘’Le Charbonnier‘’ de Mohamed Bouamari, annoncent l’arrivée d’une esthétique exigeante du cinéma algérien naissant, après ‘’La Nuit a peur du soleil‘’ de Mustapha Badie.
La Cinémathèque d’Alger a célébré son cinquantième anniversaire en 2015. Après tant d’années d’absence, Alger me prend dans ses bras. Ce bonheur, cette joie à peine perceptible, semblent avoir effacé ces longues années d’attente…Mes parents m’ont donné comme second prénom, Messaouda.
Messaouda, cette autre part de moi-même, cette lumière manquante. Dans ce voyage, je croise des visages qui me sont familiers, mais parfois si loin de moi. Je rentre à la maison, courir après mes fantômes», raconte Jacqueline Gozland. Née à Constantine en Algérie, Jacqueline Gozland fait des études supérieures d’histoire et de cinéma.
Elle réalise et produit plusieurs longs et courts métrages fictions et documentaires, sélectionnés et primés dans de nombreux festivals nationaux et internationaux, dont «Esther» (1985), «Amours éternelles» (1987), «Abdel et Marie » (1987), «Reinette l’Oranaise, le port des amours» (1992), «Les Gardiennes de la mémoire» (2000), «Et la vie continue» (2002), «Liberté Égalité Fraternité» (2009), «J’étais en prison et vous m’avez visité » (2011).n