Les participants à une journée d’études sur «l’application de la politique pénale et la peine de travaux d’intérêt général», organisée mardi à la maison de la culture M’barek-El Mili de Mila, ont appelé à adopter «le travail d’intérêt général comme alternative à l’incarcération». Le Procureur général près le Tribunal de Mila, Abdelmajid Djebari, a dans son intervention évoqué «les alternatives possibles aux peines privatives de liberté telles que la médiation, la réparation ou encore le travail d’intérêt général (TIG)», soulignant que «les textes juridiques relatifs à ce dernier doivent être expliqués aux parties (établissements économiques, commerciaux, privés ou autres) qui accueillent les personnes ayant subi cette sanction, afin de réussir sa mise en exécution sur le terrain». «Ce genre d’alternatives suppose l’existence de structures capables d’accueillir la personne condamnée en lui permettant d’apporter un travail d’utilité publique et d’expier ses fautes à travers une réponse pénale voulue réparatrice», a-t-il dit. M. Djebari a expliqué que le but de cette rencontre est de «concrétiser la mise en œuvre cette sanction pénale de substitution à l’emprisonnement pour, d’une part, réduire la population carcérale et, d’autre part, en faire une voie de réinsertion professionnelle». De son côté, l’avocat Djamel Nibouche a souligné la nécessité d’appliquer la peine du TIG, «si celle-ci satisfait aux conditions requises en matière d’alternative à l’incarcération et ne plus la laisser au seul pouvoir d’appréciation du juge». Il a aussi appelé à la valorisation du rôle de la défense en lui permettant d’être à côté de l’accusé tout au long de l’enquête mais aussi en cas de «comparution immédiate» ou de médiation, soutenant à ce propos qu’ «une défense forte garantit une justice forte».
Organisée par le tribunal de Mila en coordination avec l’Ordre des avocats de la région de Constantine, cette journée d’études a également enregistré la participation de représentants d’établissements publics et de la société civile. n