Par Rachid Beldi
Le nouveau gouvernement semble d’ores et déjà vouloir donner un nouveau souffle à la scène politique et sociale du pays en libérant l’activité des partis, celle des associations ainsi que celle des syndicats. C’est du moins ce qui pourrait ressortir de la première réunion, tenue hier, par l’Exécutif sous la présidence du Premier ministre, Noureddine Bedoui. Intervenue quatre jours après la nomination de la nouvelle composante gouvernementale, cette première réunion du genre a, en effet, été consacrée, entre autres dossiers, à l’examen et au traitement des dossiers déposés auprès du ministère de l’Intérieur, relatifs à l’agrément des partis politiques et des associations à caractère national et interwilayas. Dans ce sens, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a été chargé de l’application de cette procédure, conformément aux conditions énoncées dans la loi organique n°12-04 du 12 janvier 2012 relative aux partis politiques et la loi n 12-06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Cette initiative serait sans doute bien accueillie par les nombreuses formations politiques en attente de leurs dossiers d’agrément et dont certains ont été déposés depuis plusieurs années sans pour autant trouver un écho favorable au niveau des autorités concernées. Idem pour les associations qui sont nombreuses, elles aussi, à attendre leur agrément, et donc empêchées d’activer. Les organisations syndicales seront également à l’écoute des résultats qui émaneront de la réunion d’hier et des dispositions qui l’ont sanctionnée. Et pour cause, le gouvernement va procéder à l’examen et au traitement des dossiers déposés auprès du ministère du Travail, relatifs à l’agrément des syndicats, en chargeant le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale de l’application de cette procédure, conformément aux dispositions de la loi n 90-14 du 2 juin 1990. Pour rappel, l’année dernière, plusieurs organisations syndicales ont été interdites d’activer par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale qui leur reprochait la non-conformité avec cette loi. D’autres syndicats, par contre, peinent à décrocher le fameux agrément et le dernier exemple en la matière date de février dernier, lorsque la Confédération des syndicats algériens (CSA), comptant 13 organisations syndicales autonomes, a vu son dossier rejeté par la tutelle. Ceci s’est produit alors que quelques semaines auparavant, en décembre 2018, le Forum des chefs d’entreprise (FCE) avait pu décrocher son agrément pour se transformer en syndicat. La réunion du gouvernement a été, en outre, consacrée à l’adoption de la transparence et de l’objectivité dans l’attribution de la publicité publique, sans exclusion ni discrimination aucune entre l’ensemble des médias publics et privés.
Pour ce faire, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a été chargé d’examiner et de mettre en œuvre les outils et mécanismes juridiques, réglementaires et procéduraux dans l’objectif de sa régulation.