Les services de la Sûreté de wilaya de Constantine, et dans le cadre de leurs habituelles activités de communication et de sensibilisation, ont affirmé au cours d’une sortie à l’université des Frères Mentouri, qu’un accroissement des affaires de vol de téléphones portables a été consigné sur le territoire de la wilaya.

En effet, ce sont près de 580 affaires qui ont été instruites pour vol de téléphones portables que l’on croyait « démodé ». Bien entendu, et comme de coutume, la majorité des victimes sont des femmes, avec une norme de deux vols par jour. La diffusion du film documentaire, pour la circonstance, instruit sur les postures ou attitudes à éviter pour ne pas attirer l’attention des voyous et s’exposer de fait au vol et à l’agression. « Il faut éviter, tant que faire se peut, d’user de son téléphone portable dans les endroits isolés ou au contraire où il y a foule. L’utilisation, aussi, dans un véhicule à l’arrêt ou dans un embouteillage est déconseillé », apprendrons-nous des images diffusées par la CCRP. Le chargé de la communication de la direction de Sûreté de wilaya, le lieutenant Benkhelifa Bilal, n’a pas été avare en conseils vis-à-vis des étudiants et a exhorté les présents, et les présentes surtout, à signaler immédiatement le larcin, « pour collaborer avec les policiers à identifier le voleur, ceci pour avoir plus de chances de récupérer immédiatement le téléphone dérobé ». Et tout retard dans la déclaration de vol, en plus de diminuer les chances de récupérer son bien, expose la victime à des défiances graves si le téléphone sera utilisé, plus tard, à des fins criminelles. Un officier, rattaché à la brigade de lutte contre la criminalité au service de la police judiciaire, a pratiquement « obligé » les futurs acquéreurs de téléphone portables d’un nécessaire achat auprès de points de ventes légaux, avec une facture qui vous identifie et qui facilitera la recherche du portable en cas de vol, tout en conservant le numéro de série de l’appareil pour « pister » l’appareil dérobé.
Retour aux chiffres pour signaler que pour les 580 maraudages opérés, 167 personnes ont été confondues et 78 téléphones récupérés, en précisant que la plupart des victimes sont de sexe féminin, des chiffres en hausse par rapport à 2017, où « seulement » 564 affaires ont été enregistrées, suivies de l’arrestation de 83 personnes et la récupération de 46 téléphones portables. n