Le chef du parti TAJ a tenu hier un point de presse au cours duquel il a donné son opinion sur les marches qui ont eu lieu vendredi dernier  à Alger et dans plusieurs régions d’Algérie.  Amar Ghoul, qui s’est contenté d’une déclaration d’une vingtaine de minutes sans possibilité de lui poser des questions, a salué le caractère « pacifique »  de ces manifestants ainsi que le « civisme » des personnes sorties dans la rue .  Selon lui,  les milliers de personnes qui ont battu le pavé  de la capitale et des autres villes du pays l’ont fait pour « demander de profondes réformes politiques ». « Nous respectons ces revendications et ces demandes », a-t-il ajouté.

Pour le chef de TAJ, les marches de vendredi dernier correspondent même en grande partie, par leur contenu, aux appels de changements et de réformes formulées par sa formation lors de son conseil national en décembre 2018. Amar Ghoul a par ailleurs salué les services de sécurité qui « ont fait preuve de retenue et de professionnalisme », ce qui a permis d’éviter selon lui tout dérapage ou débordement.  Il a également rendu hommage aux médias qui ont couvert l’évènement « sans sensationnalisme ni susciter la peur et la panique » auprès de l’opinion algérienne.

A propos des mots d’ordre entendus durant les marches de vendredi, Amar Ghoul a , de nouveau, insisté sur le fait que sa formation a déjà appelé à la tenue d’une « conférence nationale »  aux fins d’aboutir à « un consensus national » et d’aller vers des réformes nouvelles et profondes pour faire avancer le pays.  Il a indiqué que son parti « a toujours favorisé le dialogue » dans l’exercice politique  et que la « solution est toujours dans la concertation », « loin de la provocation et l’exclusion ».  En membre de l’alliance en faveur d’un 5ème mandat du chef de l’Etat sortant, le chef de TAJ a beaucoup insisté sur « la valeur politique » du projet de « conférence nationale » lancée par M. Bouteflika lors de sa déclaration de candidature.