Les habitants du village de Gouassir, dans la commune de Remchi distante de 26 km du chef-lieu (Tlemcen), sont descendus mardi dans la rue pour protester contre la dégradation de leur cadre de vie. Pour ce faire, les protestataires ont barré la RN35 avec des objets hétéroclites, bloquant ainsi le trafic routier sur cet axe, l’un des plus fréquentés de la wilaya. Parmi les griefs exprimés à cette occasion, l’on retient notamment l’absence de gaz de ville au niveau d’un secteur d’habitats précaires (bidonville) qui n’a pas été raccordé au réseau de distribution de la Sonelgaz ; ce qui contraint les habitants à recourir à la bonbonne de gaz butane dont le prix varie entre 250 et 300 DA ; outre le manque de transport public. Ils exigent que le transport rural de la ligne vers le chef-lieu de commune (Remchi) soit desservi par les transporteurs de Béni Ouarsous et de Fellaoucen qui ne s’arrêtent que rarement au niveau de leur bourgade. Quelque 280 foyers se situant dans les villages de Boukiou (Beni Ouarsous) et Gouassir (Remchi) avaient été raccordés au réseau de distribution de gaz naturel, en novembre 2018, à l’occasion de la célébration du 64e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale. En matière de santé, les consultations médicales se font une demi-journée par semaine, soit le lundi matin, croit-on savoir. Un autre casse tête tarabuste la population du douar: c’est le chômage. Ils disent avec amertume ne pas pouvoir supporter leurs enfants sans travail et vivant dans l’oisiveté. Dans ce sillage, les protestataires réclament des autorités locales un développement local et l’aménagement urbain pour leur bourgade à travers des projets portant sur l’éducation, la santé, la jeunesse, le sport… Il faut savoir que ce village est sorti de « l’anonymat » en 1971, à l’occasion de la visite du président défunt Houari Boumédiène.
E. H. T.