L’association Bariq 21 ne sera pas dissoute. Le wali de Skikda, Hadjeri Derdouf, a retiré la plainte qu’il avait déposée, alors que le procès devait se tenir hier devant le tribunal administratif, indique un communiqué rendu public par Bariq 21.
La décision de M. Derdouf est intervenue après une entrevue entre les deux parties et durant laquelle l’association a pu fournir des éclaircissements sur la nature des activités qu’elle mène «au profit du pays et de la jeunesse», précise la même source. Ce qui a permis de «lever les ambiguïtés et le flou», ajoute-t-elle. «Nous avons compris que le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, ainsi que le wali de Skikda, croient en la société civile et les missions qu’elle peut accomplir dans un cadre de complémentarité avec l’administration», explique l’association. «La société civile appuiera les efforts de l’Etat en offrant des services aux citoyens», soutient la même association. Pour rappel, le wali de Skikda avait, il y a quelques jours, déposé plainte contre Bariq 21, l’accusant de mener des activités en infraction avec l’article 43 de la loi 12/06 relative aux associations, en bénéficiant de financement de bailleurs des fonds étrangers et en participant aux événements internationaux, notamment la COP 23. Le président de l’association, Mohamed Tebbouche, avait expliqué à Reporters que Bariq 21 a toujours travaillé dans la «transparence pour éviter toute tracasserie». L’association, qui compte une centaine de militants, n’a de but que «de créer de la valeur ajoutée et former des jeunes capables de relever le défi pour l’unique intérêt et le devenir du pays», a-t-il ajouté.<