En dépit des moyens importants mis en place par la direction de l’Education nationale de la wilaya de Tizi Ouzou pour assurer une meilleure scolarité aux élèves, plusieurs défaillances sont constatées sur le terrain. En effet, les associations de parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme quant à la précarité qui guette leurs enfants au niveau de leurs établissements scolaires, notamment en ces périodes de grand froid. Ce qui, inévitablement, pénalise leur cursus scolaire et les empêche de mener leur scolarité dans de bonnes conditions. Manque de chauffages, insalubrité des sanitaires, repas froids au niveau des cantines… C’est le quotidien des élèves de l’école primaire des Frères Krim, au niveau de la localité de Aït Yahia Moussa, daïra de Drâa-El-Mizan (à 42 km au sud-ouest) de la wilaya de Tizi-Ouzou. C’est un réel cri de détresse qui a été lancé par certains membres de l’association des parents d’élèves qui ont tenu à dénoncer haut et fort les conditions précaires dans lesquelles leurs enfants suivent leurs cours. « A défaut de la disponibilité de chauffages dans les classes, nos enfants suivent leurs cours dans un froid glacial », regrette un membre de l’association des parents d’élèves. « Comment voulez-vous que les enfants aient la volonté de travailler dans ces conditions précaires ? » s’interroge-t-il. Pis, la cour de l’école primaire est totalement dégradée, notamment après les intempéries qu’a connues la région. Le même membre de l’association des parents d’élèves regrette l’état dans lequel se trouve la toiture de cet établissement scolaire implanté dans cette localité qui a enfanté l’un des grands pionniers de la guerre de Libération nationale, Krim Belkacem. « La toiture est totalement dégradée, ce qui a provoqué des fuites d’eau et qui s’accumulent pour constituer des lacs à l’intérieur des classes. C’est aberrant, mais c’est la réalité », nous dira la même source qui a préféré s’exprimer sous le sceau de l’anonymat. D’après le même parent d’élève, ces situations incitent les populations rurales à s’installer en milieu urbain pour permettre à leurs enfants de poursuivre leur cursus scolaire dans des conditions plus appropriées pour un avenir meilleur. Le même constat est à déplorer au niveau de l’établissement du cycle primaire Saâdou-Ali, dans la localité d’Azeffoun (à une soixantaine de kilomètres au nord-est du chef-lieu de Tizi-Ouzou) où les élèves sont livrés à eux-mêmes aléas et les conditions d’enseignement laissent à désirer. Cette situation a été débattue à l’issue d’une réunion de travail, organisée par l’association des parents d’élèves le week-end dernier et au cours de laquelle les membres de ladite association ont remis en cause le fonctionnement administratif de cette école. Vu la capacité d’accueil de cet établissement estimée à 750 élèves, cela nécessite de mettre en place deux directions qui seront chargées de son fonctionnement. « Nous avons demandé à ce que la gestion de cet établissement soit menée par deux directions pour assurer une gestion efficiente et mettre fin aux lacunes existantes qui gênent le quotidien de nos enfants. Parmi ces lacunes, des fuites d’eau des toitures et l’insécurité auxquelles sont confrontés les élèves. « Lors de cette réunion de travail, nous avons demandé d’établir une fiche technique pour la réalisation d’un mur d’isolement de cette école pour sécuriser nos enfants de tous les fléaux sociaux », dira, Rachid Boutoura, président de l’Association des parents d’élèves scolarisés au niveau de cet établissement. Le même interlocuteur lance son appel auprès des autorités locales concernées, en l’occurrence le directeur de l’éducation Ahmed Lallaoui d’intervenir pour mettre fin à cette précarité qui menace l’avenir des élèves.n