Les quelque 20 000 vétérinaires recensés en Algérie actuellement devraient se doter bientôt d’un Conseil de l’ordre leur permettant de mieux s’organiser en tant que profession et faire valoir leurs droits. Le texte de loi portant création de cet Ordre a été présenté hier en plénière à l’APN pour être soumis au vote des députés.

Il permettra d’organiser une corporation qui a longtemps souffert de marginalisation, alors que jamais son importance n’a été aussi bien manifeste que cette fois à l’apparition de maladies menaçant la santé du patrimoine animalier algérien, ovin et bovin notamment. Une fois mis en place, l’Ordre national des vétérinaires aura pour missions de veiller à l’organisation de la profession, au respect de ses règles, ses usages, sa déontologie et de la législation et de la réglementation régissant l’exercice de la médecine vétérinaire. Il sera chargé notamment de contribuer à l’élaboration du code d’éthique et de déontologie de la profession et d’élaborer le règlement intérieur de l’Ordre national des vétérinaires, et d’assurer la promotion des bonnes pratiques vétérinaires.
Dans le cadre de ce projet de loi, le conseil national et les conseils régionaux de l’Ordre national des vétérinaires seront investis chacun en ce qui le concerne du pouvoir disciplinaire et de sanction et ils se prononceront sur toute violation des règles d’éthique et de déontologie. L’exercice de la médecine et de la chirurgie vétérinaire des animaux, stipule également ce texte de loi, est subordonné à une autorisation du ministère de l’Agriculture et doit être également inscrit au tableau de l’Ordre national des vétérinaires.
L’objectif recherché est de « permettre aux vétérinaires de préserver et de développer leurs compétences en vue d’assurer la sécurité sanitaire du cheptel et un environnement zoo-sanitaire propice au développement de l’élevage et à la stabilisation des éleveurs, notamment avec la propagation des épidémies qui menacent la richesse animale ». Il s’agit de veiller aussi à « la santé, du bien-être animal et d’émettre des avis à la demande des autorités sur des programmes généraux de gestion sanitaire et de bioéthique. Le projet de loi portant création d’un ordre national des vétérinaires s’inscrit dans le cadre des engagements de l’Algérie envers l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Il contribuera ainsi à renforcer davantage les échanges internationaux liés à la santé animale et de mettre en conformité la législation vétérinaire avec les normes internationales.n