Les résidentes de la cité universitaire Koraichi-Mohamed-El-Nadji, au niveau de la zone d’équipements, ont vécu une nuit d’angoisse dimanche suite à une explosion qui a eu lieu dans la cage qui contient les compteurs électriques. L’incident a provoqué la panique dans l’un des pavillons de la cité où s’est produite l’explosion. Il n’y a heureusement pas de blessées à l’exception de quelques crises d’hystérie suite aux bruits et ensuite au feu qui s’est déclaré. Quelques étudiantes ont perdu connaissances et ont vite été évacuées vers les urgences de l’EPH Mohamed-Boudiaf, apprend-on d’une source officielle. Selon des témoins sur place, le pire a été évité de justesse. L’intervention rapide de la Protection civile a permis la maîtrise des flammes avant qu’elles ne se propagent vers les chambres du pavillon.
Selon une source de l’intérieur de la résidence, une surcharge momentanée de consommation électrique peut être responsable de l’incident qui aurait pu être une véritable catastrophe, en pointant l’utilisation abusive des appareils électriques à résistance par les étudiantes dans les chambres. « Dans le froid glacial qui règne ces jours-ci et vu l’absence de chauffage dans les cités, il faut bien trouver un moyen pour se chauffer !», s’exclament des étudiantes. « Il suffit de regarder autour pour voir les fils électriques et les câbles nus fixés n’importe comment sur les murs et aux plafonds et qui risquent de vous électrocuter », lance une des résidentes encore sous le choc.
Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet incident et si les normes de sécurité ont été respectées.
Rappelons qu’en 2017, deux cas d’électrocution avaient été enregistrés dans la résidence universitaire féminine de 2000 lits à Hay Ennasr. Une jeune étudiante en langues, Debbagh Asma, 20 ans, est morte électrocutée dans cette cité le 12 avril alors qu’elle se préparait à prendre une douche.