Les résidences universitaires seront soumises à des mesures de sécurité strictes pour éviter que des crimes ne se reproduisent à l’intérieur des espaces relevant de l’Enseignement supérieur, frappé ces dernières semaines par deux drames ayant coûté la vie à deux étudiants.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Tahar Hadjar a, en effet, donné, hier à Alger, une série d’instructions à l’ensemble des directeurs des œuvres universitaires pour « l’activation des dispositifs de sécurité internes » des cités universitaires, en les dotant de tous les moyens humains et techniques pour assurer la sécurité des étudiants.
M. Hadjar, qui a présidé une réunion avec les directeurs des œuvres universitaires, a mis l’accent sur l’impératif de sécurisation des résidences universitaires à travers
« l’activation des dispositifs sécuritaires disponibles », et la mobilisation de tous les moyens susceptibles de garantir la sécurité des étudiants résidents. A ce propos, il a appelé les agents chargés de la sécurité des résidences au « respect rigoureux » des procédures d’inscription de l’ensemble des visiteurs, tel qu’il se fait dans les administrations et les établissements, tout en dotant ces cités de caméras de surveillance.
Le ministre reconnaît que les actes de violences existent dans les résidences universitaires, soulignant par ailleurs que des médias nationaux tendent à amplifier les faits, alors que d’autres parties veulent ternir l’image de l’Algérie. Les incidents survenus récemment à l’université, tels que l’assassinat de l’étudiant en médecine Assil Belalta, dans sa chambre à la résidence Taleb-Abderrahmane -2- « ne datent pas d’aujourd’hui », a-t-il estimé. Ce qui a changé aujourd’hui, poursuit le ministre, est la « rapidité » de circulation des informations sur les réseaux sociaux, en pointant certains médias d’amplifier les faits et de les relayer sans authentification.
M. Hadjar accuse certains, sans avancer de noms, de tenter de « ternir l’image de l’Algérie », que ce soit dans l’Enseignement supérieur ou dans les autres secteurs. Dans le même ordre d’idées, le ministre a insisté sur l’impératif d’ouvrir la porte du dialogue entre les différentes organisations estudiantines, considérant que la voie empruntée actuellement « demeure en deçà », ce qui transforme les simples problèmes en de véritables énigmes. La concertation entre les directeurs des œuvres universitaires et les partenaires sociaux est de mise, a estimé le ministre, qui a insisté sur l’intégration de la question de la sécurité comme point essentiel lors des prochaines rencontres.
Les responsables des cités universitaires sont ainsi appelés à lutter contre les différents fléaux sociaux, étrangers à l’enceinte universitaire, de mêmes qu’ils sont invités à créer des cellules d’écoute composées essentiellement de médecins et de psychologues en mesure de prendre en charge les problèmes des étudiants. n