Las d’attendre les promesses non tenues, des centaines de citoyens de la commune d’Ahl Lakser, au sud de Bouira, ont décidé d’occuper  la rue en bloquant hier, le siège de l’APC et ce pour protester contre l’arrêt inexpliqué des travaux de construction d‘une polyclinique.

Sur une banderole brandie par les manifestants, on pouvait lire :
« Nous demandons la réalisation d’un hôpital ». Des manifestants se disent lésés après avoir épuisés tous les recours possibles pour relancer le projet. Ce dernier est à l’arrêt depuis des mois, sans que les autorités locales ne daignent trouver une solution à ce problème. Les commerçants et autres marchands ont baissé hier rideau en répondant favorablement à un appel lancé par des citoyens. Il s’agit selon des citoyens de l’unique projet structurant qui a été accordé à la commune mais qui demeure toujours au stade de blocage. « Les travaux ont enregistré des retards énormes. Nous avons alerté les pouvoirs publics, mais aucune suite ne nous a été donnée », a-t-on indiqué en soulignant que le projet a été dégelé sur instruction du ministre de la Santé en 2017. Cependant, c’est la reprise des travaux qui pose problème. Selon des sources, l’entreprise retenue a refusé de reprendre les travaux en contestant l’enveloppe allouée. Les prix des matériaux de construction qui ont enregistré une légère augmentation seraient l’argument brandi par l’entreprise qui a réclamé une réévaluation de l’enveloppe. La manifestation décidée par la population s’est déroulée dans le calme et aucun incident n’a été signalé en dépit d’un dispositif de la gendarmerie mobilisé sur place. Le chef de daïra d’El Mesdour s’est déplacé hier sur place. Une délégation des protestataires a été reçue au siège de l’APC pour débattre de ce problème. Il faut préciser qu’une commission d’enquête ministérielle a été dépêchée également pour trouver une solution à ces retards. Les citoyens quant à eux refusent de quitter les lieux en appelant à la venue du wali de Bouira sur place. Jusqu’en début d’après-midi, les manifestants étaient toujours devant le siège de l’APC et la ville paralysée.