Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) s’est félicité, dans un communiqué, de la décision de justice qui a approuvé la légalité du congrès, tenu le 9 décembre 2016 à Constantine, qui a abouti à la désignation d’Abdelhafid Milat comme coordinateur national. Dans un communiqué rendu public, le Cnes (aile Milat) a fait état de la décision de justice portant sur l’annulation des résultats du « congrès parallèle » tenu par l’aile menée par Abdelmalek Azzi à Alger en date du 12 janvier 2017. Suite à cette décision, le Cnes a tenu à réitérer son approche favorable pour le dialogue avec la tutelle tout en insistant à défendre son idée d’organiser une conférence nationale pour la lutte contre la violence dans le milieu universitaire. Cette rencontre, que le Cnes souhaite organiser en mars prochain, devient manifestement une nécessité compte tenu des drames enregistrés dernièrement dans les universités du pays. « L’assassinat de l’étudiant Assil Belalta et celui de l’étudiant zimbabwéen, une semaine plus tôt, démontrent que les établissements et les résidences universitaires ne répondent plus aux normes de sécurité», s’est indigné le Cnes. Il avait appelé, dans ce sens, à « l’organisation d’une conférence nationale, avant fin mars prochain, sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et en partenariat avec les différents partenaires sociaux, notamment les syndicats et les organisations estudiantines, dans le but de mettre un terme au phénomène de la violence au sein de l’université ».
Le Conseil avait insisté pour « l’ouverture d’une enquête urgente sur le travail des sociétés de sécurité et de gardiennage, chargées de garantir la sécurité au sein de l’enceinte universitaire, la prise de mesures urgentes pour assainir les résidences universitaires à travers le pays des étrangers et intrus, ainsi que la poursuite en justice et la prise de sanctions à l’encontre de tout individu impliqué dans de telles affaires ».<