En ces périodes de déclinaison de la manne des hydrocarbures, il devient plus qu’urgent de trouver des alternatives pouvant constituer de véritables substitutions pour l’économie nationale. L’avenir des générations futures en dépend. L’avenir devrait être justement préparé dès aujourd’hui, afin de se mettre à l’abri. En usant des techniques modernes, l’Etat entrevoit aujourd’hui une perspective d’exportation des services numériques. Selon les chiffres le pays en a exportés pour 50 millions de dollars pour la seule année 2018. C’est l’équivalent des exportations de produits agricoles. Ces capacités renouvelables ne demandent qu’à être exploitées à fond. L’Etat a la charge de faire connaître les produits et services algériens à travers le monde, et ce, dans une optique de diversification des revenus en devises en dehors des hydrocarbures. Du point de vue du potentiel exportable, le numérique représente une réelle opportunité, car il s’agit d’un secteur dont la demande mondiale explose et où beaucoup de niches restent à conquérir. Une véritable poule aux œufs d’or qui fait le bonheur de beaucoup de pays de par le monde, qui reposent leurs économies sur les services numériques devenus de véritables armes en ce XXIe siècle. Grâce à sa proximité avec l’Europe considérée comme le troisième marché technologique mondial, l’Algérie dispose de possibilités manifestes. Le câble sous-marin Medex qui relie le réseau algérien de fibres optiques au réseau international et mis en service récemment à Annaba devrait permettre d’exporter encore plus de services numériques aux pays voisins, viennent d’annoncer les pouvoirs publics. Même si la pénétration du Net en Algérie laisse toujours à désirer, les capacités intrinsèques, toujours en voie de développement, restent d’un grand potentiel. L’Algérie avec des possibilités évidentes en termes de capacités à produire des services numériques se trouve plus que jamais face à un véritable trésor.